Le 25 mai 2020, George Floyd est mort à Minneapolis (Minnesota) tué par la police, pour un délit mineur. Son crime le plus important être noir !
Sabri, 18 ans, mort à Argenteuil (Val-d’Oise) dans des circonstances plus que troubles alors qu’une voiture de la police se trouvait à proximité quelques minutes avant son décès. Durant le confinement, entre le 11 mars et le 20 avril, 5 personnes sont décédées des suites d’une intervention policière en France à quoi s’ajoutent toutes les violences physiques, passages à tabac et insultes racistes documentées durant cette période.
Le 19 juillet 2016, Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), Adama Traoré mourrait pour les mêmes raisons entre les mains de la Gendarmerie !
Samedi 30 mai 2020, Jérusalem (Palestine), Iyad Elhalak est tué par la police d’occupation Israélienne qui croyait qu’il était armé. Son crime, être Palestinien !
1 novembre 2019, Paulo Paulino Guajajara, un gardien de la forêt du peuple Guajajara, est tué par des trafiquants de bois (région amazonienne d’Arariboia, Etat du Maranhão). Son crime, défendre les terres de son peuple face à l’avancée des colons incité et protégé par la police brésilienne.
Les milliers de victimes de la répression des manifestations de « Gilet Jaunes », des Quartiers populaire, syndicales (loi travail, loi macron, réforme des retraites, etc.) en France.
Le harcèlement continue des forces répressives dans les quartiers de la Roseraie, de Belle-Beille, de Monplaisir, et plus largement sur Angers !
Nous pourrions encore et encore lister à travers le monde les victimes de violences policières…
La CNT 49 réclame la justice pour toutes les victimes et condamne la police pour ce qu’elle est, une force répressive au service de la classe dominante !
Irak, Haïti, Afrique du Sud, Liban, Hong-Kong, Inde, ….
Il y a bientôt un an débutait le « Mouvement des Gilets Jaunes », un mouvement social de grande ampleur et qui perdure aujourd’hui. Le constat pour la CNT 49 est le suivant :
Malgré une forte mobilisation de la population via différents mode d’actions, le gouvernement n’a eu qu’une réponse. La répression ! Une répression qu’il tente de masquer par les quelques miettes jetées de la table (prime d’activité étendu, « maison France Services »). Le cynisme ne s’arrête pas là, ce qu’il donne péniblement d’une main, il le reprend généreusement de l’autre :
Ci-après, nous republions le communiqué que nous avions posté en novembre 2018, pour nous rien à changer. La lutte continue.
Face à la hausse
des prix du carburant, un mouvement spontané de colère s’est
développé. Les
classes populaires et moyennes sont attaquées une fois de plus au
portefeuille et ont encore plus de mal à boucler les fins de mois.
Il n’a pas fallu
bien longtemps pour que les populistes de tout poil en fassent leur
beurre. De surenchères en surenchères, l’extrême-droite et la
droite extrême cherchent à tout prix à récupérer ce mouvement.
Toutefois,
chacun d’entre nous doit prendre conscience que cette hausse du
carburant n’est qu’un élément parmi d’autres qui nous montre
que notre mode de vie est condamné à disparaître. La cause du mal
n’est jamais nommée réellement, le
responsable c’est le capitalisme.
Depuis le Capital, on
savait le capitalisme suicidaire, mais là il a allumé le gaz et va
faire sauter tout l’immeuble, et nous avec.
Les
capitalistes ont mis en place dans les pays riches une société de
consommation à outrance où l’individu.e n’existe et n’a de
sens que dans ce qu’il possède (voiture / TV / le dernier Apple
coûte un SMIC mensuel !) Nous le savons que ce
mode de vie est en train de détruire notre planète
car il n’y aura
jamais assez de ressources et
le pétrole va être de plus en plus rare donc de plus en plus cher !
Et à qui profite
tout ça ? Et bien vous le savez ! Aux capitalistes, ces 1%
qui possèdent autant de richesse que les 99% d’autres. L’homme
le plus riche de France gagne en 1h ce que nous mettons 1 an à
gagner ! Les
56 personnes les plus riches du monde possèdent autant de richesses
que les 3.5 MILLIARDS d’habitants les plus pauvres.
Et
pour fabriquer tout ça, les
capitalistes exploitent les peuples des pays pauvres pour continuer à
s’enrichir.
Ils sont loin de nos regards mais nous ne pouvons consommer que s’ils
sont exploités ! A chaque Smartphone acheté, c’est un.e
enfant.e du Nord Kivu (Congo) qui est mis.e en esclavage. Les
capitalistes ont mis en place de longue date l’obsolescence
programmée car oui ! si
l’on ne consomme plus, leurs profits s’effondreront !
Face
à la dégradation de nos environnements, à la disparition des
espèces animales, aux inégalités sociales, à la situation les
migrant.e.s, des luttes et des combats naissent chaque jour partout
dans le monde et ils ont le
même ennemi : le capitalisme comme modèle d’organisation
sociale.
Face à ces contestations toujours plus nombreuses, les
capitalistes et les gouvernements serrent la vis,
criminalisent les mouvements sociaux, frappent et tuent ! Les
capitalistes et les gouvernants tentent de détruire chaque jour un
peu plus toutes les solidarités et les protections sociales. Le
projet des capitalistes est celui-ci : tout pomper jusqu’à la
dernière goutte, jusqu’à la dernière ressource, jusqu’aux
derniers dollars, frapper sur les têtes qui se relèveraient et
après eux, le déluge…
Si
l’on souhaite sauver ce qui peut l’être et permettre à nos
enfants et petits enfants de vivre tout simplement, nous devons
changer radicalement de mode de vie et détruire le modèle
capitaliste. Nous
revendiquons : une société solidaire, sociale et libertaire.
Une société basée
sur une production coopérative, on produit ce dont nous avons
besoin, avec des écoles émancipatrices, des transports en communs
pour tou.t.es grâce à un service public de qualité, un système de
santé efficace pour tous.tes. Une société où l’on pourrait
travailler et consommer là où on vivrait. Une
société où personne ne pourrait avoir le superflu tant que tout le
monde n’aurai pas le nécessaire.
Pour
le 17 novembre, plutôt que de cramer de l’essence pour bloquer une
route nous
invitons à « taper » là où ça leur fera mal :
dans le portefeuille des capitalistes,
le 17 novembre
boycottez les commerces, refusez de prendre votre véhicule et faites
leur perdre de l’argent !Virez
les populistes de vos actions et créons collectivement un mouvement
social plus large avec la construction d’une grève générale
nationale et illimitée.
Trois mois après son expulsion du 34 boulevard Daviers, la Grande Ourse ré-ouvre ses portes… dans un bâtiment trois fois plus grand et encore plus près du centre-ville, sous un nouveau format, et avec de nouveaux objectifs. Elle vous convie ce soir (samedi 2 novembre) à son Assemblée Générale Publique, dès 18h, à sa nouvelle adresse : 6 quai Robert Fèvre.
Constat 1 – La situation concernant le logement sur Angers s’est encore dégradée ?
On le voit depuis plusieurs semaines. Alors que les associations – SOS Migrants, LDH, collectif de veilleur-euse-s, coordination migrants – alertent depuis des années sur les capacités insuffisantes en terme de logements et d’hébergement d’urgence sur Angers, la situation cette année s’est encore dégradée. On ne compte plus les soirs où ce sont des dizaines d’hommes, de femmes, de familles avec enfants qui, malgré le travail des jokers, ne disposent d’aucune solution, en ce début novembre pluvieux.
Plus de 700 refus ont été comptabilisés pour le seul mois d’octobre. Non seulement des demandeur-euse-s d’asiles mais également des personnes aux droits ouverts : sdf français ou exilé-e-s ayant obtenu le statut de réfugié…
Le positionnement, tant de la mairie, en la personne de M. Christophe Béchu, et de son adjointe au solidarité, Mme Le Goff, sont très clairs : ils n’ouvriront pas de places supplémentaires. Ils assument publiquement de laisser des familles entières à la rue. Même son de cloche du côté de la préfecture et de la DDCS (Direction Départemental de la Cohésion Sociale).
Pire, celle-ci s’est même mise en tête de chasser et déloger les personnes qui, ne disposant pas de place systématiquement au 115, avaient installé des tentes et couvertures devant. M. Bradfer (DDCS) n’a pas hésité à envoyer les forces de l’ordre pour mettre la pression sur ces populations, leur volant les maigres affaires qu’ils avaient laissé là.
Enfin, la question de l’accès au logement étudiant ne s’est pas améliorée. Après une année universitaire difficile l’an dernier, il apparaît qu’encore plus d’étudiant-e-s ne disposent pas de logement, et s’entassent parfois à 4 ou 5 dans un studio. Il est très fréquent que nous recevions un mail ou un message sur la page Facebook de la Grande Ourse provenant d’un étudiant qui cherche un endroit où habiter pour simplement poursuivre ses études.
Nous vivons dans une ville en mutation, qui investit dans des
patinoires, dans des esplanades, dans de nouveaux trams… Et aucune
infrastructure n’est développée pour pallier cette crise de plus
en plus dramatique ; et alors que l’automne avance, certaines
personnes se demandent si elles passeront l’hiver.
Constat 2 – La crise de l’accès au logement n’est que la partie émergée d’une situation d’urgence sociale et écologique absolue
L’année écoulée a été marquée par le retour de tensions
sociales dont on ne connaît que peu de précédents dans notre pays.
La révolte sociale des gilets jaunes, qui a connu une répression
inédite, marque que la situation sociale est extrêmement
préoccupante : et que même les classes moyennes commencent à vivre
avec le spectre d’un déclassement brutal. La rue n’est plus loin
pour beaucoup. Mais l’urgence que nous traversons est aussi
celle d’une situation climatique, énergétique et de la
biodiversité sur le seuil de l’effondrement. Le futur, pour nos
générations, semble plus qu’obscur : et si l’avenir s’ouvre
peut-être au fenwick, il est aussi maintenant nécessaire de penser
à s’organiser en tissus résilient, porteur d’un monde
désirable. La réalité, c’est que la crise n’est plus un
moment, mais le régime qui conduira nos vies : de la santé à nos
pompiers, du krach à venir aux répressions généralisées de
toutes formes de luttes sociales ou écologiques, des assassinats
policiers dans les quartiers aux mutilé-e-s des cortèges, de
l’espoir toujours renouvelé d’un retour messianique de la
croissance aux baisses drastiques des aides aux associations faisant
le travail sur le terrain (comme a pu le connaître le planning
familial à Angers par exemple) : il ne s’agit plus de passades,
mais d’un monde à l’intérieur duquel nous devons trouver des
îlots pour y survivre.
– Riposte : s’organiser et vivre
NOUS VOULONS UN LIEU POUR HÉBERGER … dans un format moindre
à celui de la Grande Ourse, le nouveau bâtiment accueille des
personnes en situation de grande précarité – SDF français-e-s ou
exilé-e-s, étudiant-e-s sans logement. L’Assemblée de lutte pour
le logement reprend dès ce mois de novembre.
NOUS VOULONS UN LIEU POUR S’ORGANISER … nous ne pouvons
plus attendre que l’État ou des groupes privées continuent à
assurer des services qui s’effritent et auxquels de moins en moins
ont accès. Il est plus que temps de s’auto-organiser autour d’une
plateforme permettant aux luttes de se croiser et s’organiser. Le
nouveau lieu disposera prochainement d’espaces de réunions, de
bureau, de conférences pour que les groupes, collectifs, et
associations en lutte puissent disposer d’une assise matérielle
afin de mener à bien leur combat.
NOUS VOULONS UN LIEU POUR SE RETROUVER … puisqu’ils nous
restent si peu d’espace dont nous disposons, et qui soit ouvert à
l’appropriation de chacun-e. Un lieu doit être ouvert et offert :
un espace de convivialité, sous la forme d’un café associatif,
sera inauguré ce mois-ci.
NOUS VOULONS UN LIEU POUR FAIRE VIVRE L’ART … puisque la
grande précarité touche aussi celles et ceux qui font vivre nos
imaginaires, nous voulons que des ateliers de création puissent
s’installer dans ce bâtiment.
NOUS VOULONS UN LIEU POUR SE PRÉPARER A L’AVENIR … et il
nous sera dès lors nécessaire de nous ré-approprier des
compétences minimales, liées à l’agriculture, l’alimentation,
l’artisanat, la construction. Le RAARE s’empare de la nouvelle
Grande Ourse ; des espaces d’ateliers pour la transmission de
savoir-faire et la constitution d’un tissu résilient sont mis en
places.
NOUS VOULONS UN LIEU POUR REPRENDRE MAIN SUR NOS VIES ET NOS
VILLES … puisque depuis trop longtemps nos villes nous échappent
; puisque les centre-villes n’ont comme destin que de devenir des
galeries commerçantes et hygiénisées ; puisque la ville appartient
à ses citoyen-ne-s et non aux promoteurs et leurs ami-e-s élu-e-s.
Reprendre les centre-villes, à l’heure des dignités bafouées,
c’est reprendre puissance, c’est reprendre dignité.
N’est-il pas précisément le moment pour retrouver des
programmes communs ? N’est-il pas temps de faire nous-mêmes
émerger les sujets qui nous concernent, et de s’organiser
vis-à-vis de ceux-là ?
NOUS INVITONS TOUTES CELLES ET CEUX, EN LUTTE, CURIEUX-SES OU INDIGNÉ-E-S, A NOUS REJOINDRE CE SOIR (samedi 2 novembre) DES 18H POUR L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE PUBLIQUE D’OUVERTURE ! RDV AU 6 QUAI ROBERT FEVRE.