Entendre et CROIRE les femmes victimes de violences patriarcales.
Défendre avec elles, leurs droits et leur dignité. CNT Femmes Libres Sainté propose un espace d’écoute confidentiel non mixte (femmes) aux femmes victimes de vio-lences patriarcales et colo-niales.
Lire la suite ici, articles de CNT Femmes Libres Sainte Etienne parus sur le CS N° 440 janvier 2019.
Depuis plusieurs mois, les personnels de l’éducation se mobilisent dans
de nombreux établissements et se sont rassemblés dans des actions
nationales d’ampleur.
Que ce soit du côté des parents
d’élèves ou des enseignants, l’inquiétude et la colère sont grandes
devant les réformes du lycée et du baccalauréat, de la voie
professionnelle, la loi dite de la « confiance » et l’ensemble des
transformations du système éducatif imposées par le Ministre.
Devant
le mal-être croissant des personnels, paupérisés et toujours en proie à
l’austérité salariale, mis devant de graves difficultés
professionnelles, le Ministre n’a jusque-là répondu que par le refus de
toute discussion. Pire, des collègues faisant part de leurs critiques
ont été victimes de rappels à l’ordre et de mesures d’intimidation ; les
pressions et les méthodes de gestion autoritaires se développent.
À
cela s’ajoute le contexte de suppressions de postes à un moment où les
effectifs augmentent dans le second degré et les attaques contre le
service public d’orientation.
Les inégalités d’implantation
des enseignements de spécialité et des options de la réforme du lycée,
les difficultés d’emploi du temps, tant pour les enseignants que pour
les élèves, le rythme effréné des évaluations et un baccalauréat à
valeur locale ; les familles de métiers et la promotion du tout
apprentissage en voie professionnelle ; jusqu’aux incidents récents qui
ont marqué Parcoursup ; les sureffectifs des classes et les suppressions
de postes en collège : tout concourt à accroître les inégalités.
Devant
la gravité de la situation, les organisations syndicales
représentatives du public et du privé, de l’enseignement agricole et les
Stylos rouges, après de nombreuses alertes au Ministre, déposent un
préavis de grève sur le mois de juin. Elles appellent tous les
personnels à poursuivre les actions locales, à se réunir en assemblées
générales pour organiser la grève le 17 juin, premier jour des épreuves
du baccalauréat, et décider des suites, pour :
•une revalorisation des rémunérations ; •le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat ; •le retrait des projets de loi « école de la confiance » et «Fonction publique».
Si
le Ministre persistait dans son refus d’ouverture de discussions
rapides, il porterait la responsabilité d’une perturbation dans le
déroulement des examens.
Les organisations se rencontreront de nouveau dès après le 17 juin.
Communiqué de presse avec le soutien des organisations suivantes :
Le 1er mai 1886 débute à Chicago une grève de plusieurs jours organisée par les syndicats de salariés afin d’obtenir la réduction du temps de travail journalier de 12 à 8 heures. Le mouvement s’inscrit dans la longue lutte autour de la journée des huit heures, revendication du mouvement ouvrier dans tous les pays depuis ses origines.
Le patronat américain réagit face au mouvement de grève initial par des lock-outs (fermetures provisoires d’usines) massifs et le recours à la main-d’œuvre immigrée fraîchement arrivée aux États-Unis. Les syndicats répondent en développant la stratégie de la grève générale et des mouvements de solidarité tout en y incluant des tractages bilingues au sein de l’immigration.
Le 4 mai 1886 a lieu « le massacre de Haymarket », d’après une place de Chicago où eurent lieu des affrontements armés et mortels entre les forces de police et les manifestants ouvriers.
À la suite des événements dits de Haymarket, sept travailleurs, choisis dans les milieux militants de l’immigration allemande, sont condamnés à mort par pendaison, alors qu’aucun lien n’a jamais pu être établi avec une attaque terroriste par la justice bourgeoise, qui statua néanmoins que les sept de Chicago en étaient les auteurs intellectuels.
Le jugement et son exécution suscitèrent une vague de protestation à l’échelle mondiale.
Ce massacre et la répression qui s’en suivent sont à l’origine de la tradition des syndicats et du mouvement ouvrier en général d’appeler le 1er mai une « journée de lutte de la classe ouvrière ». C’est la naissance du 1er Mai comme journée de lutte et d’action internationaliste.
Tout comme les syndicalistes américains en 1886, la CNT se bat pour la pleine libération des travailleurs, soumis toujours à des intérêts économiques qui ne sont pas les leurs.
Aujourd’hui, la CNT se rappelle de la lutte qui est à l’origine du 1er Mai. Mais pour nous, il ne faut pas se limiter à la commémoration ou rester dans la nostalgie de ce jour-là.
Ce 1er Mai est une journée internationale qui doit fédérer tous les travailleurs quels qu’ils soient : avec ou sans emploi, retraités ou étudiants, agents des fonctions publiques comme salariés du privé. Ensemble nous poursuivons sans cesse le combat pour l’égalité sociale et l’autogestion, pour le développement du syndicalisme révolutionnaire et de l’anarcho-syndicalisme qui sont à l’origine de cette journée.
Mercredi1er Mai, rendez 10H30 : à Angers place Imbach, place Travot à Cholet, place Bilange à Saumur, et place du Port à Segré pour construire la riposte sociale au capitalisme !
Le retrait de la loi travail et autres lois/ordonnances patronales à venir;
L’amnistie pénale et civile pour l’ensemble des militant.es condamné.es;
Le renforcement des droits syndicaux en entreprise;
Un accès aux indemnités chômage avec un taux de remplacement à 100% du meilleur salaire;
l’autogestion des caisses de la sécurité sociale, par les salarié.es eux et elles-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de et son financement par le salaire socialisé;
L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales;
Une augmentation significative des salaires;
Titularisation/CDIsation de tous les emplois précaires (du public comme du privé);
Manifestation samedi 13 avril 14h, jardin du mail à Angers.
La CNT revendique :
Retrait de la Loi Blanquer ;
Le droit de manifester ;
l’augmentation des salaires, des retraites, des minima sociaux, des APL ;
la réduction massive du temps de travail pour le partager ;
la baisse de l’âge de la retraite à taux plein ;
le partage des richesses entre les travailleur·euses ;
la titularisation de tou·te·s les précaires ;
l’embauche massive de personnels dans les services publics (écoles, hôpitaux,…), pour un accueil et des conditions de travail de qualité ; – la gestion de la Sécu par les travailleur·euses et le paiement de toutes leurs cotisations par les patrons pour combler le « trou de la Sécu » ;
La PMA pour toutes ;
Vérité et Justice pour toutes les victimes de violences policières et du système des frontières ;
Régularisation de tous les sans-papiers et abrogation de la loi asile-immigration ;
Liberté de circulation et d’installation et fermeture des centres de rétention ;
Abrogation de toutes les lois xénophobes et racistes ;
Égalité des droits dans l’accès au logement avec ou sans papiers, l’emploi, la retraite, la formation et la santé ;
Droit des résidents des foyers à un logement décent et stable, qu’il soit individuel ou collectif ;
Droit à la vie privée, droit d’héberger, droit de maintenir ses pratiques culturelles de solidarité et d’entraide dans les foyers.
Demain, jeudi 28 mars 2019, Emmanuel Macron le président de la République sera à Angers et dans le Maine-et-Loire pour une journée SAV de son programme ultra-libéral. Comme « l’école de la confiance » porté par M Blanquer et qui offre sur un plateau l’école publique au privé.
La CNT 49 appel à se rassembler et à soutenir toutes les actions demain à 11 h place du Ralliement.
La CNT s’inscrit dans cet appel unitaire et appelle à rejoindre la marche des Solidarités du 16 mars :
Nous serons dans la rue à Paris et ailleurs en France comme dans les autres capitales européennes. A l’appel des familles de victimes des violences policières, des collectifs de sans-papiers, des résidentEs des foyers, des collectifs et associations de l’immigration et des quartiers. Parce que la riposte est dans la solidarité et la solidarité dans la riposte.
La CNT s’inscrit dans cet appel unitaire et appelle à rejoindre la marche des Solidarités du 16 mars :
Contre le racisme d’Etat et les violences policières
Ensemble face à l’Oppression et la Répression
Riposte populaire !
Nous, familles des victimes tuées, violées, mutilées, blessées par la police ;
Nous, migrant.e-s chassé.e-s, torturé.e-s, traumatisé.e-s, persécuté.e-s par l’Etat et le système des frontières ;
Nous, habitant.e-s des quartiers populaires harcelé.e-s et
humilié.e-s au quotidien par les forces de police et ciblé-e-s par le
racisme d’Etat ;
Soutenu.e-s par des collectifs, des associations, des syndicats et des partis politiques ;
Nous marcherons ensemble, contre le racisme d’état et les violences policières Samedi 16 mars 2019.
Dans un contexte où les violences policières, d’abord principalement
exercées dans les quartiers populaires, s’étendent de plus en plus à
toute la société,
Dans un contexte d’état d’urgence constitutionnalisé où nos libertés
reculent et les violences d’Etat gagnent du terrain contre l’ensemble de
la population, avec notamment depuis le 17 novembre plus de 1000
condamnations, près de 3000 blessé.e-s, dont une centaine gravement, et
plus de 20 mutilé.e-s et 1 morte Mme Zineb Redouane,
Dans un contexte où le racisme progresse,
Nous protesterons, contre la logique du capitalisme qui divise pour
mieux régner et briser le tissu social, contre l’apologie de la haine de
l’autre, contre le délit de solidarité, contre toutes les formes de
discriminations qui privent leurs victimes de leurs droits à l’embauche,
au logement, à la santé, à l’éducation.
Nous protesterons contre l’impunité policière et pour la mémoire de
celles et ceux morts sous les coups des violences policières.
Nous manifesterons pour le droit d’exister et de protester, pour le
droit d’être ce que nous sommes et pour le droit d’exprimer publiquement
nos opinions politiques.
Nous manifesterons pour construire une société égalitaire fondée sur la justice, la vérité et la dignité de chacun.e.
Ensemble, pour exiger un autre modèle de société :
Vérité et Justice pour toutes les victimes de violences policières et du système des frontières
Interdiction de la Clé d’étranglement, du Pliage et du Plaquage ventral (Techniques d’immobilisation mortelles utilisées par la police) et des contrôles au faciès
Retrait des LBD, des Flashball, de tous les types de grenades et du pistolet à impulsion électrique
Régularisation de tous les sans-papiers et abrogation de la loi asile-immigration
Liberté de circulation et d’installation et fermeture des centres de rétention
Abrogation de toutes les lois xénophobes et racistes
Égalité des droits dans l’accès au logement avec ou sans papiers, l’emploi, la retraite, la formation et la santé
Droit des résidents des foyers à un logement décent et stable, qu’il soit individuel ou collectif
Droit à la vie privée, droit d’héberger, droit de maintenir ses pratiques culturelles de solidarité et d’entraide dans les foyers.
Malgré les lois, les discours et les promesses, le sexisme, le patriarcat sont toujours les normes dominantes en 2019 en France. Selon les départements, les postes occupés, les femmes sont payées de 9% à 25 % de moins en moyenne.
216 000 femmes sont victimes chaque année de violences conjugales
(physiques ou sexuelles). Cette violence tue une femme tous les trois
jours. Et toutes les 7 minutes, 1 femme est violée en France.
La violence faites aux femmes c’est aussi le harcèlement de rue et sexuel au travail, les agressions sexuelles et les viols y compris de la part des conjoints, petits amis, ex, mutilations, excisions et mariages forcés. Quand on fait l’addition on arrive à un total de près de 500 000 victimes annuelles en France – ça suffit !
Angers ne fait pas exception à la règle et possède aussi son lot de misère. En effet, depuis des années, on assiste chaque soir à une scène scandaleuse devant la Halte de nuit : des êtres humains n’ont nul endroit où dormir parce que les 61 places de la Halte de nuit sont prises d’assaut.
Comment peut-on prétendre qu’un pays classé 6ème puissance économique mondiale, n’a pas les moyens de loger les personnes sans-abri ? Les pouvoirs locaux qui n’ignorent rien de cette situation, en sont responsables. Et pourtant, malgré les appels qui leur sont adressés par les collectifs et les associations organisant des veilles devant le 115, ils ne font que peu d’efforts pour améliorer la situation. Ainsi, lorsque la Halte de nuit a changé d’adresse, passant de Rouchy au Chemin de traverse, ses possibilités d’hébergement sont restées les mêmes malgré la nécessité criante d’une augmentation des places.
La nouvelle Halte de nuit, sciemment excentrée, est un véritable ghetto dissimilé entre deux voies de chemin de fer et une route, visant à cacher la misère. Ajouté au manque de places, l’héber-gement d’urgence se fait dans des conditions insupportables de vétusté. Depuis août 2018, des dizaines de personnes se retrouvent chaque soir sans solution pour passer la nuit. Pourtant, en juin 2018, Angers disposait d’environ 12 900 logements vides (chiffres INSEE), de quoi loger toutes les personnes dans la rue sans exception.
Nul besoin de promulguer une loi Asile et Immigration pour faire du tri. Un toit c’est un droit, zéro personne à la rue !
Depuis plus de deux mois, le mouvement des gilets jaunes fait front au gouvernement. Ce mouvement répond à une nécessité et à une urgence sociale face à un gouvernement qui, par ses différentes mesures, précarise l’ensemble de la population et enrichit le patronat…