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TOUT POUR LES RICHES, RIEN POUR NOUS ?POUR UN 1ER MAI DE LUTTE ET DE RÉSISTANCE !

lundi, avril 27th, 2026

Le 1er Mai n’est pas un jour férié comme un autre. Il tire son origine des combats du
mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures et commémore notamment les
événements du Haymarket Square à Chicago en 1886 : à la suite d’un attentat, cinq
syndicalistes anarchistes sont pendus après avoir été condamnés sans preuves. Ils seront
innocentés et réhabilités en 1893. En France, selon le Code du travail, le 1er Mai est le seul
jour obligatoirement férié et chômé mais intégralement payé par l’employeur. Il a été
concédé par l’État en 1919 après la boucherie de la Première guerre mondiale pour acheter
la paix sociale.


Le 1er Mai est devenu notre journée mondiale, celle organisée par les organisations de
travailleuses et travailleurs pour revendiquer non seulement l’amélioration des conditions de
travail, mais aussi la justice sociale, le partage des richesses et l’abolition du capitalisme. Ce
qui est devenu une tradition de la classe ouvrière continue de porter ce message. Il est toujours
d’actualité !


Le patronat augmente sans cesse ses bénéfices et tant pis pour la planète. Son appétit vorace
pour les profits lui fait continuer sa chasse aux conquis sociaux : les droits à la retraite, les
indemnités chômage ou maladie, le RSA… Aujourd’hui, les patronats de France et d’ailleurs
s’affirment de plus en plus réactionnaires. Ils veulent garder un contrôle total sur les profits et
les esprits en distillant leurs idées rétrogrades via les médias qu’ils possèdent. À la table du patronat, on trouve les dirigeants libéraux, d’extrême-droite et des fondamentalistes, obsédés par la guerre et la répression des populations. Les conflits dans le monde se multiplient et nous ne sommes pas dupes de leurs mensonges : ce n’est pas pour libérer des populations de leurs despotes sanguinaires que ces États agissent mais bien pour accroître les profits de leurs entreprises par l’accaparement des richesses comme hier en Irak, aujourd’hui au Venezuela, ou demain au Liban. Les marchands d’armes se frottent les mains
sur ces carnages. La plupart des États occidentaux jouent sur la peur de la guerre pour asservir
leurs populations et leur faire accepter les coupes dans les budgets des services publics et
sociaux.


Dans ce paysage maudit, travailleuses et travailleurs de tous les pays, unissons-nous !
Nous condamnons sans réserve les opérations militaires et affirmons notre solidarité
indéfectible avec les populations civiles victimes de ces conflits. Les dirigeants des États
veulent se battre ? Laissons-les dans leurs coins et organisons-nous dans l’entraide et la paix.


Aujourd’hui, la Confédération Nationale du Travail française, membre de la Confédération
Internationale du Travail, appelle à manifester ce 1er mai et à lutter au quotidien pour nos
droits sociaux, pour une baisse du temps de travail, pour une augmentation des salaires, pour
un départ à la retraite avant d’être brisé·es par le travail. Pour autant, aussi légitimes que soient ces revendications, elles ne s’inscrivent pas dans une démarche de rupture avec le capitalisme. Organisons-nous pour atteindre un horizon révolutionnaire, autogestionnaire et libéré de toutes les formes de domination et d’exploitation. Rien ne nous sera donné. Tout se conquiert, tout s’arrache, par la lutte et le
rapport de force. N’accordons aucune confiance aux institutions, ne déléguons pas notre
capacité d’action collective. Notre force vient de nous-mêmes, de l’organisation à la base, dans
les lieux de travail, les services, les quartiers, et au-delà des frontières !


Dans de nombreux endroits, d’autres mondes s’inventent déjà. Nous leur apportons notre
soutien et donc nous appelons à faire front commun contre l’extrême-droite, sous toutes ses
formes, des colonialismes jusqu’aux fascismes.


Nous réaffirmons la tradition d’un 1er Mai internationaliste, de solidarité avec toutes les travailleuses et tous les travailleurs en lutte dans le monde. Nous appelons tous et toutes à s’organiser, à rejoindre son syndicat, à y apprendre avec ses camarades comment s’organiser pour lutter au quotidien et pour construire un autre futur !


CONTRE LEURS LOIS, CONTRE LEUR MONDE
D’EXPLOITATION : AUTO-ORGANISATION, ACTION DIRECTE, GRÈVE GÉNÉRALE !

Angers, 10h30 place Imbach;
Saumur, 10h30 place Bilange;
Cholet, 10h00 place Travot;
Segré, 10h00 place du Port.

Pour un 1er mai révolutionnaire !

samedi, avril 27th, 2024
Gravure de 1886 parue dans le journal Harper’s Weekly représentant le drame de Haymarket Square.

La journée internationale des travailleurs-euses (1er mai), est une journée de lutte du mouvement ouvrier instaurée par la IIe Internationale en 1889. L’occasion pour le monde ouvrier du monde entier de manifester ensemble contre le capital et leurs guerres !

(suite…)

Pour un 1er Mai révolutionnaire !

lundi, avril 26th, 2021

Les échéances électorales régionales de juin prochain ou la grande mascarade de 2022 n’apportera aucun changement au système. Pour nous seuls la lutte par la grève et les manifestations pourra faire fléchir les décideurs et non un bulletin de vote glissé tous les 5 ans.

Les syndicats CNT du Maine-et-Loire appellent les invisibles, les précaires, les étudiants-es, les lycéens-nes, les non-essentielles, les retraités, les travailleurs-euses à descendre dans la rue le 1er Mai prochain afin de réclamer une vie digne pour toutes et tous.

Angers : 10 h 30 place Imbach

Cholet : 10 h 30 place Travot

Saumur : 10 h 30 place Bilange

Segré : 10 h 30 place du Port

Nous produisons ! Nous décidons !

vendredi, mai 1st, 2020

Pour un 1er mai révolté !

lundi, avril 29th, 2019

Le 1er mai 1886 débute à Chicago une grève de plusieurs jours organisée par les syndicats de salariés afin d’obtenir la réduction du temps de travail journalier de 12 à 8 heures. Le mouvement s’inscrit dans la longue lutte autour de la journée des huit heures, revendication du mouvement ouvrier dans tous les pays depuis ses origines.

Le patronat américain réagit face au mouvement de grève initial par des lock-outs (fermetures provisoires d’usines) massifs et le recours à la main-d’œuvre immigrée fraîchement arrivée aux États-Unis. Les syndicats répondent en développant la stratégie de la grève générale et des mouvements de solidarité tout en y incluant des tractages bilingues au sein de l’immigration.

Le 4 mai 1886 a lieu « le massacre de Haymarket », d’après une place de Chicago où eurent lieu des affrontements armés et mortels entre les forces de police et les manifestants ouvriers.

À la suite des événements dits de Haymarket, sept travailleurs, choisis dans les milieux militants de l’immigration allemande, sont condamnés à mort par pendaison, alors qu’aucun lien n’a jamais pu être établi avec une attaque terroriste par la justice bourgeoise, qui statua néanmoins que les sept de Chicago en étaient les auteurs intellectuels.

Le jugement et son exécution suscitèrent une vague de protestation à l’échelle mondiale.

Ce massacre et la répression qui s’en suivent sont à l’origine de la tradition des syndicats et du mouvement ouvrier en général d’appeler le 1er mai une « journée de lutte de la classe ouvrière ». C’est la naissance du 1er Mai comme journée de lutte et d’action internationaliste.

Tout comme les syndicalistes américains en 1886, la CNT se bat pour la pleine libération des travailleurs, soumis toujours à des intérêts économiques qui ne sont pas les leurs.

Aujourd’hui, la CNT se rappelle de la lutte qui est à l’origine du 1er Mai. Mais pour nous, il ne faut pas se limiter à la commémoration ou rester dans la nostalgie de ce jour-là.

Ce 1er Mai est une journée internationale qui doit fédérer tous les travailleurs quels qu’ils soient : avec ou sans emploi, retraités ou étudiants, agents des fonctions publiques comme salariés du privé. Ensemble nous poursuivons sans cesse le combat pour l’égalité sociale et l’autogestion, pour le développement du syndicalisme révolutionnaire et de l’anarcho-syndicalisme qui sont à l’origine de cette journée.

Mercredi 1er Mai, rendez 10H30 : à Angers place Imbach, place Travot à Cholet, place Bilange à Saumur, et place du Port à Segré pour construire la riposte sociale au capitalisme !

  • Le retrait de la loi travail et autres lois/ordonnances patronales à venir;
  • L’amnistie pénale et civile pour l’ensemble des militant.es condamné.es;
  • Le renforcement des droits syndicaux en entreprise;
  • Un accès aux indemnités chômage avec un taux de remplacement à 100% du meilleur salaire;
  • l’autogestion des caisses de la sécurité sociale, par les salarié.es eux et elles-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de et son financement par le salaire socialisé;
  • L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales;
  • Une augmentation significative des salaires;
  • Titularisation/CDIsation de tous les emplois précaires (du public comme du privé);

Contre la loi Blanquer

lundi, avril 29th, 2019

1er Mai : une journée chargée d’histoire ouvrière

vendredi, avril 27th, 2018

Nous ne pouvons éternellement vivre… comme des bêtes.
Et le temps viendra où notre silence sera plus fort
que les voix qu’ils étouffent aujourd’hui.

— August Spies, militant anarchiste exécuté pour délit d’opinion, un des sept de Chicago.

Le 1er mai 1886 débute à Chicago une grève de plusieurs jours organisée par les syndicats de salariés afin d’obtenir la réduction du temps de travail journalier de 12 à 8 heures. Le mouvement s’inscrit dans la longue lutte autour de la journée des huit heures, revendication du mouvement ouvrier dans tous les pays depuis ses origines.

Le patronat américain réagit face au mouvement de grève initial par des lock-outs (fermetures provisoires d’usines) massifs et le recours à la main-d’œuvre immigrée fraîchement arrivée aux États-Unis. Les syndicats répondent en développant la stratégie de la grève générale et des mouvements de solidarité tout en y incluant des tractages bilingues au sein de l’immigration.

Le 4 mai 1886 a lieu « le massacre de Haymarket », d’après une place de Chicago où eurent lieu des affrontements armés et mortels entre les forces de police et les manifestants ouvriers.

À la suite des événements dits de Haymarket, sept travailleurs, choisis dans les milieux militants de l’immigration allemande, sont condamnés à mort par pendaison, alors qu’aucun lien n’a jamais pu être établi avec une attaque terroriste par la justice bourgeoise, qui statua néanmoins que les sept de Chicago en étaient les auteurs intellectuels.

Le jugement et son exécution suscitèrent une vague de protestation à l’échelle mondiale.

Ce massacre et la répression qui s’en suivent sont à l’origine de la tradition des syndicats et du mouvement ouvrier en général d’appeler le 1er mai une « journée de lutte de la classe ouvrière ». C’est la naissance du 1er Mai comme journée de lutte et d’action internationaliste.

Tout comme les syndicalistes américains en 1886, la CNT se bat pour la pleine libération des travailleurs, soumis toujours à des intérêts économiques qui ne sont pas les leurs.

Aujourd’hui, la CNT se rappelle de la lutte qui est à l’origine du 1er Mai. Mais pour nous, il ne faut pas se limiter à la commémoration ou rester dans la nostalgie de ce jour-là.

Ce 1er Mai est une journée internationale qui doit fédérer tous les travailleurs quels qu’ils soient : avec ou sans emploi, retraités ou étudiants, agents des fonctions publiques comme salariés du privé. Ensemble nous poursuivons sans cesse le combat pour l’égalité sociale et l’autogestion, pour le développement du syndicalisme révolutionnaire et de l’anarcho-syndicalisme qui sont à l’origine de cette journée.

www.cnt-f.org/urp/histoire/1er-mai-une-journee-chargee-d-histoire-ouvriere

Mardi 1er Mai, rendez 10H30 à Angers pour construire la riposte sociale au capitalisme !