
La crise sanitaire et sociale exceptionnelle que nous connaissons a une fois de plus souligné l’absurdité et l’injustice du capitalisme : chantage à l’emploi, chômage (licenciements économiques, non renouvellement des contrats précaires), misère et isolement social, exacerbation des violences racistes et patriarcales (particulièrement pendant le confinement), répression des plus précaires… Pendant ce temps, nombreux ont été les capitalistes qui ont continué à accumuler du profit.
Le gouvernement est quant à lui plus que jamais déterminé à remettre en cause nos conquêtes sociales : retraite, assurance chômage, droit du travail, inspection du travail… Ces attaques sont fondamentalement inacceptables et plus graves encore dans une situation de crise.
Dans ce contexte social et sanitaire, nous ne pouvons compter que sur notre propre détermination pour défendre nos intérêts de classe immédiats :
- baisse du temps de travail,
- droit de veto des salarié·es contre le licenciement, socialisation sous contrôle des travailleurs·euses et si nécessaire
- reconversion des entreprises qui ferment,
- continuité des salaires et indemnisation de l’ensemble des chômeurs·euses sans condition,
- SMIC minimum pour toutes et tous,
- régularisation des sans-papiers,
- développement des services publics sous contrôle des travailleurs·euses,
- réquisition des bâtiments et logements inutilisés,
- interdiction des expulsions locatives…
En ce sens, la CNT 49 appelle l’ensemble des travailleurs·euses, (salarié·es, chomeur·euses, en formation, retraité·es…) à faire grève le 17 septembre 2020 pour se joindre à l’appel intersyndical national et interprofessionnel. Organisons-nous, mobilisons-nous : une unique journée de grève ne sera pas suffisante pour vaincre. Seul un mouvement de grève reconductible et déterminé nous permettra de stopper la casse sociale et d’inverser le rapport de force.
Par ailleurs, les Gilets Jaunes appellent à une grande journée de manifestation le samedi 12 septembre. L’UD CNT 31 appelle à se rallier à cette mobilisation.




Le 25 mai 2020, George Floyd est mort à Minneapolis (Minnesota) tué par la police, pour un délit mineur. Son crime le plus important être noir !
Sabri, 18 ans, mort à Argenteuil (Val-d’Oise) dans des circonstances plus que troubles alors qu’une voiture de la police se trouvait à proximité quelques minutes avant son décès. Durant le confinement, entre le 11 mars et le 20 avril, 5 personnes sont décédées des suites d’une intervention policière en France à quoi s’ajoutent toutes les violences physiques, passages à tabac et insultes racistes documentées durant cette période.
Le 19 juillet 2016, Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), Adama Traoré mourrait pour les mêmes raisons entre les mains de la Gendarmerie !
Samedi 30 mai 2020, Jérusalem (Palestine), Iyad Elhalak est tué par la police d’occupation Israélienne qui croyait qu’il était armé. Son crime, être Palestinien !
1 novembre 2019, Paulo Paulino Guajajara, un gardien de la forêt du peuple Guajajara, est tué par des trafiquants de bois (région amazonienne d’Arariboia, Etat du Maranhão). Son crime, défendre les terres de son peuple face à l’avancée des colons incité et protégé par la police brésilienne.
Les milliers de victimes de la répression des manifestations de « Gilet Jaunes », des Quartiers populaire, syndicales (loi travail, loi macron, réforme des retraites, etc.) en France.









