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Retraites : la « réforme » est une escroquerie Cinq bonnes raisons pour lutter contre

lundi, septembre 9th, 2013

Retraites : la « réforme » est une escroquerie ! Cinq bonnes raisons pour lutter contre

Parce qu’elle parle de tout sauf de la redistribution des richesses

Tout est envisagé pour sauver le navire, tout sauf… de prendre de l’argent à ceux qui en ont le plus : les patrons, les actionnaires… L’augmentation significative des cotisations patronales et la réappropriation des richesses produites sont les grands absents des solutions pour résoudre le financement des retraites . À titre d’exemple, le bénéfice des seules entreprises françaises du CAC 40 c’est 212 milliards d’euros pour 2007-2009…

Parce que le « déficit » annoncé est un mensonge

Le « déficit » des caisses de retraite est estimé à 20 milliards d’euros en 2020, alors que les cadeaux faits aux patrons à travers les exonérations de cotisations s’élèvent à près de 30 milliards d’euros compensées par les aides de l’État via l’impôt (une perte de 3 milliards d’euros dans les caisses de la Sécu). Auxquelles il faut ajouter les 20 milliards d’euros donnés au patronat chaque année avec le crédit impôt compétitivité. N’oublions pas d’ailleurs que ces cotisations ne sont pas des « charges » mais bien une partie de nos salaires mis en commun pour financer la « protection sociale » . Réduire ces cotisations pour les entreprises, c’est réduire nos salaires !

Parce que derrière la réforme, ce sont les fonds de pension qui guettent

En affaiblissant le régime général, l’État encouragera la capitalisation. Cela permettra au patronat des assurances de mettre la main sur les colossaux volumes d’argent que représentera le « marché des retraites ».

Parce qu’elle est aussi parfaitement idéologique

Il s’agit, pour la classe dirigeante, de renforcer sa domination sur la population. En détruisant le régime de retraites par répartition, elles veulent aussi mettre à bas le principe de la solidarité collective. Que chacun se débrouille pour sa retraite : les riches paieront des assurances privés ; les pauvres travailleront plus vieux, ou devront se contenter de minima sociaux.

Parce que le capitalisme n’est plus supportable

L’État veut faire payer aux salariés une crise capitaliste dans laquelle ils n’ont aucune responsabilité. Il est temps de mettre un terme à la casse sociale et de construire un mouvement qui renverse la vapeur. Il faut en finir avec ce capitalisme criminel qui conduit la société – et la planète – à sa perte !

Si le gouvernement a un vrai plan de bataille pour briser le service public et les systèmes de solidarité, force est de constater que ce n’est pas notre cas. Les journées d’action espacées ne nous permettent pas de construire le rapport de force nécessaire à renverser la vapeur : la stratégie des grandes centrales syndicales nous mène à la défaite.
Il est important que nous puissions tous nous retrouver afin de faire converger nos forces et de construire, en assemblées générales, un vrai mouvement social. Seul un mouvement de grève reconductible et déterminé nous permettra d’imposer un véritable rapport de force, pour porter à bien nos revendications justes et nécessaires.

La CNT revendique :

– Annulation de toutes les exonérations de cotisations sociales patronales
– Départ à la retraite à taux plein à 60 ans et à 55 ans pour les salariés ayant effectué des travaux pénibles
– Indexation des pensions sur les salaires
– Garantie d’un taux de remplacement à 100% du salaire net (calcul sur la base des 6 meilleurs mois) et d’une pension supérieure au SMIC
Fusion de tous les systèmes de retraite complémentaire (Agirc-Arrco, RAGP, etc.) dans le régime de base, et remplacement de tout modèle contributif par points par un système à prestations définies
– Harmonisation de tous les régimes par le haut afin de mettre fin au corporatisme et aux inégalités entre régimes
– Suppression des retraites par capitalisation et des plans d’épargne entreprises obligatoires
– Exclusion du patronat des instances de gestion des organismes de solidarité
– Suppression des entreprises de prévoyance privée (AG2R, Malakoff Médéric, Vauban Humanis, etc.) et réintégration dans le régime générale de Sécurité sociale
– Refus de toute étatisation de la Sécurité sociale, c’est-à-dire de sa gestion par l’État et de son financement par l’impôt (suppression de la CSG-CRDS et retour à la cotisation sociale)

Communiqué de presse suite aux propos insultants de Mr Bailly PDG du groupe La poste

mardi, avril 23rd, 2013

Quand le PDG de La Poste traite les employé.es « d’inadapté.es »

Le 5 mars 2013 : tout.es en Grève contre l’ANI

jeudi, février 28th, 2013

Mobilisation contre l’Accord national interprofessionnel (ANI) sur la « sécurisation » de l’emploi
En Grève et en Manifestation tout.es et tous contre l’ANI le mardi 5 mars 2013
à Angers Place Leclerc 10 h 30
à Cholet Place Travot 10 h 30
à Saumur Place de la Mairie 10 h 30
à Segré Place de la République 11 H 00

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Les syndicats CNT du Maine et Loire (49) s’associent à ce mouvement. La CNT est convaincue que seul un mouvement d’ampleur type « grève générale » construit et mené par les travailleuses et travailleurs peut aboutir à une véritable offensive pour plus de droits.

Communiqué de presse de la CNT de Nantes faisant suite au suicide de Djamal Chaab qui s’est immolé devant Pôle emploi le 13 février

mercredi, février 20th, 2013

cnt44
Machine à radier, machine à cogner

Quand un chômeur radié s’immole devant Pôle Emploi, la question principale n’est pas de savoir si « tout a été fait avec humanité », ou si les agents de Pôle Emploi ou la police ont quelque chose à se reprocher ou non. Le contrôle social des précaires s’accommode mal du terme d’« humanité ».

L’erreur de Djamal Chaab est d’avoir perçu ses indemnités chômage sans avoir déclaré une période de travail en intérim. La règle de Pôle Emploi veut que la période de travail non déclarée ne soit pas prise en compte dans ses droits. Pourtant comme tout salarié du privé, il a cotisé pour cela. On lui a demandé de rembourser ce trop perçu. Montant ? 600 euros. Au même moment, Carlos Ghosn qui émarge à 36 000 euros par jour, propose de reporter une partie de ses gains pendant trois ans, se « limitant » à 26 000 euros par jour si les ouvriers-ères acceptent son chantage à la « compétitivité ». On aurait pu penser que l’État socialiste serait plus clément envers les précaires victimes de la politique de droite, mais si les donneurs d’ordre ont changé, les directives appliquées restent les mêmes.

La CNT de Nantes accuse le système de Pôle Emploi, machine à radier qui devient machine à broyer, au mépris des situations des précaires. La France qui s’enfonce dans la crise broie les salariés-ées comme du vulgaire « minerai » de bidoche que l’agro-business utilise dans de troubles assemblages.

Samedi 16 février, des gens se sont réunis silencieusement autour des proches de la victime, Djamal Chaab. Une marche pacifique, silencieuse, sans slogan, attaqué par les forces de police en prenant prétexte d’une confrontation avec des manifestants anti-mariage pour tous (épargnés par le déchaînement policier). Deux personnes ont été blessées, une femme bousculée et frappée violemment à terre, un homme emmené à l’hôpital après un violent coup de matraque qui risque de lui laisser une cicatrice à vie.

La CNT de Nantes dénonce cette répression honteuse et appelle à la solidarité avec tout-es les précaires et les victimes de la répression d’État.


CNT – Syndicat intercorporatif de Nantes et et sa région
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http://www.cnt-f.org/ulnantes/