Les attaques patronales soutenues par le « président des riches » se multiplient :
Casse des services publics (éducation, hospitaliers, ferroviaire etc.), casse de l’assurance chômage, plan) de licenciements dans le privé, dérèglementation du temps de travail en imposant toujours plus de flexibilité, temps partiel imposé précarisant encore un peu plus les travailleuses et les travailleurs, fusion des instances représentatives du personnel avec le CSE, référendum d’entreprise permettant d’isoler les salarié.es, la coupe est pleine ! Nous sommes conscient.es que les journées d’appel à mobilisation, sans perspective de reconduction, ne permettront pas de faire reculer le gouvernement, mais nous considérons toujours plus que nécessaire de fédérer les différentes revendications (sociales et économiques) du monde du travail, pour la construction d’un réel mouvement unitaire à la base, pour s’opposer et imposer collectivement nos revendications contre les politiques libérales du gouvernement.
Manifestation à l’appel de la CNT 49, 14 h place du Ralliement à Angers.
La
loi Blanquer remet profondément en cause le fonctionnement des
écoles maternelles et élémentaires.
Elle suscite à juste titre l’opposition massive des enseignants
des écoles et des parents d’élèves. Mais
elle n’est que la déclinaison pour les écoles d’une politique
globale.
On retrouve la même logique dans les « réformes » du
collège et du lycée. La nouvelle « réforme » de la
fonction publique, actuellement en discussion au parlement, reprend
tous les objectifs fondamentaux qui sous-tendent dans le secteur de
l’éducation la politique de Blanquer et de ses prédécesseurs :
autonomie des
établissements,
recrutement de
contractuels,
renforcement des
pouvoirs de la hiérarchie.
Pour
les initiateurs de ces politiques,
il y a urgence à remettre en cause le fonctionnement de la
fonction publique :
elle coûte trop cher
dans la mesure où l’État consacre une part croissante de son
budget à « soutenir » les entreprises privées à coups de
subventions, d’exonérations de cotisations sociales et de crédits
d’impôts. Tout
compris, ces aides diverses coûtent près de 70 milliards d’€
par an. Si l’État est en déficit chronique, c’est pour financer
toutes ces aides, en particulier celles qui ont permis d’éponger
les pertes des banques après la crise de 2008 : les intérêts
annuels de la dette de l’État sont de l’ordre de 40 milliards
d’€. Ce sont
donc 110 milliards d’€
que l’État redistribue globalement au Capital sur un budget total
de 350 milliards.
Or,
en raison de la
réforme des retraites,
la masse salariale de
la fonction publique augmente :
en reculant le départ à la retraite des fonctionnaires, le salaire
de ceux qui devaient partir a mécaniquement augmenté du fait de
l’avancement, et le recrutement de nouveaux fonctionnaires en début
de carrière, donc moins payés, a été retardé d’autant, d’où
l’augmentation de la masse salariale des fonctionnaires. Pour
s’en sortir, le gouvernement actionne donc plusieurs leviers :
1)
Il essaie de supprimer des postes de fonctionnaires.
2)
Il voudrait ne plus avoir à gérer directement le salaire des
fonctionnaires.
3) Il veut recruter des
contractuels à la place des fonctionnaires.
Supprimer
des postes :
Sarkozy
avait décidé de ne plus remplacer un fonctionnaire sur deux partant
à la retraite. Macron veut supprimer 120000 postes dans la fonction
publique. Mais les suppressions de postes passent mal dans l’opinion,
surtout quand elles touchent l’éducation. C’est
pourquoi le gouvernement veut aussi
agir sur d’autres leviers.
Cela
n’empêchera évidemment pas Macron de supprimer un maximum de
postes de fonctionnaires. Il s’efforcera, comme ses prédécesseurs,
de faire en sorte que ce soit le moins visible possible. La
quasi-disparition programmée, et déjà fortement avancée des
Centres d’Information et d’Orientation (CIO) en est un exemple.
Transférer
la gestion des personnels :
L’État
voudrait transférer la gestion du maximum de fonctionnaires d’État,
soit aux collectivités territoriales, soit à des établissements
publics autonomes sur le plan financier, comme il a réussi à le
faire avec les hôpitaux ou les universités.
Aujourd’hui,
chaque université, chaque hôpital est doté d’un budget global
sur lequel il doit tout payer, y compris les frais de personnel.
C’est une véritable catastrophe du point de vue du service public
et de l’emploi public. Les universités, comme les hôpitaux sont
contraints de supprimer des emplois ou de ne pas créer les emplois
nécessaires afin d’avoir un budget en équilibre. Le gouvernement
voudrait pouvoir faire la même chose avec l’ensemble du personnel
enseignant. C’est la raison pour laquelle il veut regrouper les
écoles autour de leur collège de secteur. C’est une première
étape pour créer des établissements autonomes sur le plan
financier sur le modèle des universités. De même l’idée de la
mise en place de « Jardins d’enfants », où une
délégation de service s’opérerait au détriment des écoles
maternelles.
Recourir
massivement aux contractuels :
Dans
tous les cas, le
gouvernement voudrait
remplacer les personnels sous statut de fonctionnaires par des
personnels contractuels,
beaucoup moins bien payés, sans garantie de l’emploi et sans
avancement de carrière.
À
France Télécom ou à la Poste, la possibilité de recruter des
contractuels ne date pas d’hier. Et aujourd’hui, les
fonctionnaires y sont devenus archi-minoritaires. Cela a entraîné
une dégradation massive des conditions de travail dans ces deux
anciennes entreprises publiques, aussi bien pour les contractuels que
pour les fonctionnaires. C’est l’objectif que poursuit le
gouvernement avec sa « réforme » de la fonction publique :
pouvoir recruter des contractuels sur des CDD « de projet »,
autoriser le recrutement par voie de contrat sur les emplois
permanents de catégorie A, B et C au sein de la Fonction Publique
d’État.
La
réforme Blanquer ne prévoit rien d’autre avec la possibilité de
confier la classe, non seulement à des contractuels non formés,
mais même à des étudiants ou à des Assistants d’Éducation.
Renforcer
le poids de la hiérarchie :
Pour
appliquer une telle politique, qui va à l’encontre des intérêts
du personnel, mais aussi à l’encontre de ceux des usagers, il faut
renforcer le poids de la hiérarchie. C’est là aussi l’un des
objectifs de la loi Blanquer avec la quasi-disparition des directeurs
d’écoles par leur mise sous tutelle des principaux de collèges,
mais aussi avec la restriction de la liberté d’expression pour les
enseignants qui devront s’abstenir de critiquer la politique menée
en matière d’éducation, toutes mesures prévues par la loi
Blanquer.
Comme
on le voit, la loi Blanquer s’inscrit dans une logique globale.
C’est pourquoi il est indispensable de lier notre combat contre
cette loi au combat contre la réforme de la fonction publique. Car
c’est une seule et même politique dont la loi Blanquer n’est que
la déclinaison pour les écoles.
Le
comité de grève des enseignants du Maine et Loire
Le 1er mai 1886 débute à Chicago une grève de plusieurs jours organisée par les syndicats de salariés afin d’obtenir la réduction du temps de travail journalier de 12 à 8 heures. Le mouvement s’inscrit dans la longue lutte autour de la journée des huit heures, revendication du mouvement ouvrier dans tous les pays depuis ses origines.
Le patronat américain réagit face au mouvement de grève initial par des lock-outs (fermetures provisoires d’usines) massifs et le recours à la main-d’œuvre immigrée fraîchement arrivée aux États-Unis. Les syndicats répondent en développant la stratégie de la grève générale et des mouvements de solidarité tout en y incluant des tractages bilingues au sein de l’immigration.
Le 4 mai 1886 a lieu « le massacre de Haymarket », d’après une place de Chicago où eurent lieu des affrontements armés et mortels entre les forces de police et les manifestants ouvriers.
À la suite des événements dits de Haymarket, sept travailleurs, choisis dans les milieux militants de l’immigration allemande, sont condamnés à mort par pendaison, alors qu’aucun lien n’a jamais pu être établi avec une attaque terroriste par la justice bourgeoise, qui statua néanmoins que les sept de Chicago en étaient les auteurs intellectuels.
Le jugement et son exécution suscitèrent une vague de protestation à l’échelle mondiale.
Ce massacre et la répression qui s’en suivent sont à l’origine de la tradition des syndicats et du mouvement ouvrier en général d’appeler le 1er mai une « journée de lutte de la classe ouvrière ». C’est la naissance du 1er Mai comme journée de lutte et d’action internationaliste.
Tout comme les syndicalistes américains en 1886, la CNT se bat pour la pleine libération des travailleurs, soumis toujours à des intérêts économiques qui ne sont pas les leurs.
Aujourd’hui, la CNT se rappelle de la lutte qui est à l’origine du 1er Mai. Mais pour nous, il ne faut pas se limiter à la commémoration ou rester dans la nostalgie de ce jour-là.
Ce 1er Mai est une journée internationale qui doit fédérer tous les travailleurs quels qu’ils soient : avec ou sans emploi, retraités ou étudiants, agents des fonctions publiques comme salariés du privé. Ensemble nous poursuivons sans cesse le combat pour l’égalité sociale et l’autogestion, pour le développement du syndicalisme révolutionnaire et de l’anarcho-syndicalisme qui sont à l’origine de cette journée.
Mercredi1er Mai, rendez 10H30 : à Angers place Imbach, place Travot à Cholet, place Bilange à Saumur, et place du Port à Segré pour construire la riposte sociale au capitalisme !
Le retrait de la loi travail et autres lois/ordonnances patronales à venir;
L’amnistie pénale et civile pour l’ensemble des militant.es condamné.es;
Le renforcement des droits syndicaux en entreprise;
Un accès aux indemnités chômage avec un taux de remplacement à 100% du meilleur salaire;
l’autogestion des caisses de la sécurité sociale, par les salarié.es eux et elles-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de et son financement par le salaire socialisé;
L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales;
Une augmentation significative des salaires;
Titularisation/CDIsation de tous les emplois précaires (du public comme du privé);
Manifestation samedi 13 avril 14h, jardin du mail à Angers.
La CNT revendique :
Retrait de la Loi Blanquer ;
Le droit de manifester ;
l’augmentation des salaires, des retraites, des minima sociaux, des APL ;
la réduction massive du temps de travail pour le partager ;
la baisse de l’âge de la retraite à taux plein ;
le partage des richesses entre les travailleur·euses ;
la titularisation de tou·te·s les précaires ;
l’embauche massive de personnels dans les services publics (écoles, hôpitaux,…), pour un accueil et des conditions de travail de qualité ; – la gestion de la Sécu par les travailleur·euses et le paiement de toutes leurs cotisations par les patrons pour combler le « trou de la Sécu » ;
La PMA pour toutes ;
Vérité et Justice pour toutes les victimes de violences policières et du système des frontières ;
Régularisation de tous les sans-papiers et abrogation de la loi asile-immigration ;
Liberté de circulation et d’installation et fermeture des centres de rétention ;
Abrogation de toutes les lois xénophobes et racistes ;
Égalité des droits dans l’accès au logement avec ou sans papiers, l’emploi, la retraite, la formation et la santé ;
Droit des résidents des foyers à un logement décent et stable, qu’il soit individuel ou collectif ;
Droit à la vie privée, droit d’héberger, droit de maintenir ses pratiques culturelles de solidarité et d’entraide dans les foyers.
Demain, jeudi 28 mars 2019, Emmanuel Macron le président de la République sera à Angers et dans le Maine-et-Loire pour une journée SAV de son programme ultra-libéral. Comme « l’école de la confiance » porté par M Blanquer et qui offre sur un plateau l’école publique au privé.
La CNT 49 appel à se rassembler et à soutenir toutes les actions demain à 11 h place du Ralliement.
Depuis le 23 janvier, la situation politique du Venezuela s’est considérablement dégradée, aggravant ainsi une crise sociale, économique et politique d’une rare intensité. Bien sûr, ceux qui en subissent les conséquences sont les travailleurs et les travailleuses du pays, déjà contraints d’émigrer massivement. Au très difficile accès aux biens de première nécessité, à l’inflation record (chiffres), à la violence sociale, policière et militaire systémique, s’ajoute l’intensification d’une répression menée par un gouvernement autoritaire qui n’a de socialiste que le nom et qui concerne en premier lieu les opposants et opposantes, qu’ils et elles soient anarchistes, syndicalistes, étudiantes, indigènes.
Né du Caracazo, dont on célébrait le 27 février dernier le 30ème anniversaire, le chavisme – qui en a largement exploité la mémoire – est de plus en plus contesté et défié par une alternative néolibérale pilotée par l’impérialisme américain qui avait été rejetée avec force par le peuple vénézuélien en 1989.
À l’heure donc où se rejoue dans des termes proches l’opposition d’alors, nous nous déclarons solidaires des travailleurs et travailleuses vénézuéliens et affirmons avec nos camarades libertaires « que se vayan todos ! » Ni Maduro – à la tête d’un régime réprimant et tuant les opposants, niant les libertés les plus fondamentales –, ni Guaidó – instrument de l’impérialisme américain et des politiques néolibérales que nous combattons – ne sont les défenseurs de la démocratique réelle.
À celles et ceux qui, victimes de la violence de l’État et du capital, souhaitent vivre dignement et travaillent à l’établissement de l’autogestion, nous adressons un message de soutien et de solidarité.
Rassemblement de solidarité avec envoi en temps réel de vidéos, photo, messages de soutien à la Marche du Retour qui se déroulera en même temps à Gaza.
Samedi 30 mars 15 h, Place Mondain Chanlouineau à Angers.
Les syndicats CNT du Maine-et-Loire s’associent et appel à rassemblement pour Gaza.