La mairie d’Angers et son maire Christophe Béchu ont décidé d’interdire toutes manifestations ou rassemblements politiques place du Ralliement.
La CNT 49 condamne cette décision liberticide qui contrevient à la liberté de manifester. Nous ne sommes pas dupes, le rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien et les habitants-es de Gaza est le premier visé par cet arrêté.
Par conséquent, nous demandons l’abrogation pure et simple de cet arrêté, et appelons à continuer de rejoindre le rassemblement pour Gaza qui se tiendra samedi 14 février comme chaque semaine depuis le début du génocide à Gaza. Le lieu du rassemblement est pour l’heure non connu.
La décision de la mairie d’Angers n’a rien à envier aux méthodes de Frontex, la police des frontières de l’Union européenne, ou encore la tristement célèbre « ICE » police de l’immigration états-unienne. Elle témoigne d’une fascisation continue des décisions politiques de la ville.
Notons qu’à notre connaissance, aucune interdiction n’a été émise concernant le rassemblement fasciste qui c’est tenu à Angers pour « commémorer » les racistes du 6 février 1934 (qui voulaient renverser la République française). Les accointances de la droite angevine avec l’extrême droite locale ne sont plus à faire.
Les syndicats CNT du Maine-et-Loire appels à rejoindre la grève et les manifestations du 5 décembre pour défendre le service public de la casse organisée par le patronat et le gouvernement.
Angers: 14h, Esplanade du Quai; Cholet: 10h, place Travot; Saumur: 10h, Place Bilange.
Communiqué confédéral :
Kasbarian, l’homme qui félicite l’arrivée du milliardaire Elon Munsk au gouvernement américain. Quand un casseur de la fonction publique en salue un autre.
Les récentes annonces du gouvernement à l’occasion de la présentation du budget d’austérité ont de quoi inquiéter le monde du travail et particulièrement la Fonction publique.
Suppression de postes, gel du point d’indice, attaque sur la protection sociale sont autant de mesures qui vont dégrader les conditions de vie et de travail des agents de la Fonction publique. La plus significative et la plus violente est certainement l’atteinte en matière de protection sociale visant à faire passer les jours de carence en cas d’arrêt maladie de un à trois ainsi qu’à plafonner la prise en charge de l’arrêt à 90 % du salaire (à partir donc du 4e jour) au lieu de 100 %.
Très concrètement cela signifie par exemple que cela coûterait en moyenne 300 euros de sa poche à un agent malade d’une bonne grippe et devant s’arrêter une semaine pour se rétablir. Autant dire que de nombreux·ses collègues hésiteront dans ces conditions à s’arrêter et se soigner correctement et viendront quand même travailler au détriment de leur santé et celle des autres.
Une offensive libérale généralisée
Ces attaques contre les services publics s’inscrivent dans un contexte général d’offensive contre le monde du travail.
Dans le secteur privé, la question des suppressions d’emplois pourrait devenir centrale. Tous les secteurs, et notamment celui de l’industrie, sont touchés avec des annonces de plan de licenciement par centaines. On annonce le chiffre de 150 000 licenciements dans les mois qui viennent alors que les bénéfices pour les actionnaires n’ont jamais été aussi importants en France !
L’emploi et les licenciements reviennent sur le devant de la scène et de nombreuses grèves sont prévues. Le temps suspendu dans lequel le pays était plongé suite à la dissolution, les élections législatives, l’absence prolongée de nomination d’un gouvernement… Le centre de gravité de la vie politique et sociale est en train de basculer des bancs de l’Assemblée nationale vers la rue et c’est tant mieux car nous savons que c’est par l’action sociale et collective, l’action syndicale, les grèves, manifestations et blocages que nous pourrons changer les choses et inverser les logiques de démolition sociale en cours.
À la multiplication des grèves en série qui sont appelées, dans le privé chez Michelin, Vencorex ou la grande distribution, par les cheminots, dans l’action sociale, chez les soignant·e·s ou encore dans le secteur de la petite enfance, la Fonction publique dans son ensemble est appelée à s’y joindre et faire grève et manifester le jeudi 5 décembre prochain, mais aussi partout où cela sera possible ensuite, notamment les 11, 12 et 13 décembre en même temps que les cheminots !
A nous d’être nombreux.ses et déterminé·e·s et faire que toutes ces mobilisations convergent dans un mouvement social d’ensemble pour dire stop à la démolition sociale, imposer d’autres choix et construire un autre futur. Que l’automne et l’hiver soient chauds !
Pour l’éducation, la CNT a déposé un préavis de grève couvrant le 5 décembre. À retrouver ici.
En Martinique comme dans tous les « territoires d’outre-mer » la domination coloniale est contestée. Depuis le 1er septembre dernier, les Martiniquaises et Martiniquais se révoltent contre la pwofitasyon (« profitation »). Ce mot créole désigne l’accaparement des richesses par quelques familles de colons sur l’île.
Cette pwofitasyon se traduit par une mainmise coloniale sur l’ensemble de l’île. Les colons décident des prix, de la pluie et du beau temps en Martinique. Pendant que le peuple martiniquais crève exploité, ou encore empoisonné comme dans les champs de bananiers par des produits chimiques, pourtant décrié en métropole, au nom du seul profit. La puissance coloniale n’ayant jamais investi en Martinique, presque tout doit être importé. Les usines sur place sont rares, la Martinique produit peu et est dépendante de la métropole pour ses besoins essentiels.
Un pack d’eau minérale naturelle Volvic (6×1,5L) est vendu en moyenne 3,17 € en France contre 7,30 € en Martinique (KiPrix). Un exemple de la vie chère et de la marge extrême que se font les capitalistes en Martinique. Comme une double peine les salaires en Martinique sont globalement inférieures à ceux versés en métropole (INSEE). Une situation commune aux autres territoires ultra-marins français. La constitution leur garantit dans les textes l’égalité avec les départements de métropole, la situation réelle est tout autre. Celle d’un état coloniale qui exploite sans vergogne les ressources locales au seul profit des capitalistes locaux et des multinationales française.
Devant un tel pillage, le peuple de Martinique se révolte, comme celui de la Kanaky. Occupations de rond-point, tentative de blocage du port, manifestations pacifiques, le tout dans un mouvement autogéré collectivement au travers du collectif Rassemblement pour la Protection des Peuples et des Ressources Afro-Caribéens, rejoint par la suite par la CGT de Martinique (CGTM) dans plusieurs débrayages et grèves.
Quelle réponse l’État français a donnée à cette révolte légitime ? D’abord l’excuse de l’octroi de mer, une taxe sur les produits importés pour justifier des prix plus élevés qui toujours selon l’état, permettrait de financer les services publics en Martinique. Cette taxe est une résultante d’une pratique coloniale. L’état a les moyens de financer les services publics des collectivités locales de Martinique sans imposer une taxe supplémentaire à ces citoyennes et citoyens. Dans le Maine-et-Loire, nous ne payons pas de taxe sur des produits qui viendraient d’une autre région. Où est l’égalité tant vantée par nos gouvernants ?
La seconde réponse de l’état est bien connue, la répression via ses forces de l’ordre, véritable milice du capital. Comme en Kanaky, comme face à la révolte des quartiers populaire, comme face à la contestation de la réforme des retraites, l’état fait le choix de la répression. Puis s’étonne que des émeutes éclatent en réponse, vite relayée par des médias aux ordres.
L’exploitation patronale et capitaliste n’a pas de frontière, la classe ouvrière est étouffée partout en France et dans le Monde. La riposte collective doit s’organiser ici comme en Martinique et en Kanaky. Soutenons nos sœurs et nos frères « ultra-marins » ! Rentrons dans la lutte !
Non au colonialisme ! Oui à une vie digne pour toutes et tous ! Soutien à la Martinique !
Quel que soit les résultats du second tour des élections législatives du 7 juillet, les syndicats CNT du Maine-et-Loire appels à une mobilisation contre l’extrême droite. Cette mobilisation doit passer par la grève et des blocages. Toutes et tous en grève et en manifestation !
Une AG Antifasciste s’est déroulée hier, regroupant près de 200 personnes devant la Bourse du Travail. La participation a défié tous les pronostics, forçant les participant-es à se réunir dehors, aucune salle disponible ne pouvant contenir la foule présente.
Nous relayons ici une des initiatives de cette Assemblée, qui a acté l’organisation de manifestations tous les soirs pour une durée indéfinie, à 20h place du Ralliement. L’occasion de se rendre visibles, mais également de se retrouver et de se rencontrer, afin d’entretenir et d’approfondir les liens tissés lors des trois premiers jours de mouvement social.
Plusieurs commissions ont également été formées en vue de l’organisation d’actions, de cantines populaires ou encore de rédaction de tracts. Nous relaieront ici ce qui pourra nous parvenir du travail de ces groupes dans les prochains jours.
La prochaine AG a été fixée à Lundi, 19h à la Bourse du Travail, afin de dresser le bilan des mobilisations de la semaine (y compris des deux manifestations prévues ce samedi) et d’organiser la suite du mouvement.
La vague conservatrice et fasciste déferle sur l’Union Européenne et la France. Le Front (RN) est arrivé très largement en tête dans notre pays. La faute à un président Macron qui lui déroule le tapis rouge depuis qu’il est au pouvoir, dans la droite ligne de Messieurs Sarkozy et Vals. La faute aussi à la désunion de la Gauche, marqué par un PS revanchard qui souhaite redevenir la première force politique de ce côté de l’échiquier après toutes ses trahisons. Mais le Parti Communiste n’est pas en reste, en tentant un « nationalisme de gauche » le PC ce retrouve sans poids politique.
A nous, anarchistes, libertaires, révolutionnaires, de montrer notre détermination en organisant la contre attaque. Ce n’est pas dans les urnes que la bataille se gagne, mais sur les lieux de travail et dans la rue. Nous espérons que les forces émancipatrices et progressistes ne seront pas criminalisées comme elles le sont depuis le début de l’ère macroniste !
Les syndicats du Maine-et-Loire de la Confédération Nationale du Travail appellent à rejoindre toutes les initiatives pacifiques visant à lutter contre la vague brune.
Le projet de loi constitutionnelle modifiant le corps électoral de la Nouvelle-Calédonie expose une nouvelle fois l’autoritarisme du Président de la République et de ses soutiens. Cette modification des règles électorales pour l’élection du Congrès de Nouvelle-Calédonie n’a qu’un objectif: maintenir à tout prix ce territoire sous contrôle de la France. C’est un projet néo-colonial qui nie le droit à l’autodétermination du peuple Kanak et à l’auto-gouvernance de la Nouvelle-Calédonie. Le but étant de donner le droit de vote aux élections des trois provinces Néo-Calédonienne à des métropolitains pour faire pencher la balance du côté de la France.
Pour nous, CNT 49, si l’objectif était celui du droit pour toutes et tous les résidents-es en France de pouvoir voter, alors l’État devrait accorder selon « ses critères » le droit de vote à l’ensemble des gens vivant en France depuis « x années ». Ce n’est évidemment pas le cas. Le gouvernement français et une partie des politiques Calédoniens sont hypocrites, seuls leurs intérêts économiques prime et non l’égalité des droits. La volonté de grand remplacement par les anciens colons et les nouveaux habitants venus de France attirés par le nickel depuis 1960 est évidente.
Le gouvernement porte seul la responsabilité des violences, des destructions, des blessés et des morts dans ces violences qu’il a lui-même déclenché par sa volonté toute puissante de passer en force sans aucune concertation des populations locales.
Nous revendiquons et exigeons :
– le droit de vote pour tous les étrangers en France ;
– la libération et l’abandon des poursuites pour les inculpés des mobilisations en cours ;
– des actions de solidarité ici en France contre les deux projets de loi et en solidarité au mouvement actuel en Kanaky ;
Gravure de 1886 parue dans le journal Harper’s Weekly représentant le drame de Haymarket Square.
La journée internationale des travailleurs-euses (1er mai), est une journée de lutte du mouvement ouvrier instaurée par la IIe Internationale en 1889. L’occasion pour le monde ouvrier du monde entier de manifester ensemble contre le capital et leurs guerres !