Archive for the ‘Etat d’urgence’ Category

Soutien à la Kanaky contre l’État colonisateur

vendredi, mai 17th, 2024
Manifestation du 13 mai 2024. Photo: FLNKS

Le projet de loi constitutionnelle modifiant le corps électoral de la Nouvelle-Calédonie expose une nouvelle fois l’autoritarisme du Président de la République et de ses soutiens. Cette modification des règles électorales pour l’élection du Congrès de Nouvelle-Calédonie n’a qu’un objectif: maintenir à tout prix ce territoire sous contrôle de la France. C’est un projet néo-colonial qui nie le droit à l’autodétermination du peuple Kanak et à l’auto-gouvernance de la Nouvelle-Calédonie. Le but étant de donner le droit de vote aux élections des trois provinces Néo-Calédonienne à des métropolitains pour faire pencher la balance du côté de la France.

Pour nous, CNT 49, si l’objectif était celui du droit pour toutes et tous les résidents-es en France de pouvoir voter, alors l’État devrait accorder selon « ses critères » le droit de vote à l’ensemble des gens vivant en France depuis « x années ». Ce n’est évidemment pas le cas. Le gouvernement français et une partie des politiques Calédoniens sont hypocrites, seuls leurs intérêts économiques prime et non l’égalité des droits. La volonté de grand remplacement par les anciens colons et les nouveaux habitants venus de France attirés par le nickel depuis 1960 est évidente.

Le gouvernement porte seul la responsabilité des violences, des destructions, des blessés et des morts dans ces violences qu’il a lui-même déclenché par sa volonté toute puissante de passer en force sans aucune concertation des populations locales.

Nous revendiquons et exigeons :

– le droit de vote pour tous les étrangers en France ;

– la libération et l’abandon des poursuites pour les inculpés des mobilisations en cours ;

– des actions de solidarité ici en France contre les deux projets de loi et en solidarité au mouvement actuel en Kanaky ;

Le 10 octobre convergence des luttes !

lundi, octobre 9th, 2017

Les syndicats C.N.T. 49 appellent les salariés du public, du privé, étudiants, lycéens, retraités, précaires, privés d’emplois, travailleurs de la terre à s’organiser pour aller vers la grève générale. Non à la politique de la finance, non à Macron.

Rendez-vous:

10H30 Place Leclerc à Angers

La machine de guerre antisociale est en marche

mercredi, juillet 19th, 2017

Emmanuel Macron nous l’a annoncé : il ne veut pas perdre de temps pour sa nouvelle réforme du droit du travail. L’orientation est déjà fixée : donner au patronat le pouvoir de faire le droit en s’affranchissant une bonne fois pour toutes du « principe de faveur » qui a été au cœur de la construction historique du droit du travail en France.

Contre les travailleurs, une loi au service des patrons

La logique de cette loi, qui modifie le référendum d’entreprise, met fin au compte pénibilité et permet de licencier à moindre coût, est de poursuivre la dérégulation en renvoyant à la négociation d’entreprise le soin de fixer la norme en matière de droit du travail. Il s’agit ainsi d’achever l’inversion de la hiérarchie des normes : c’est-à-dire donner la primauté aux accords d’entreprise sur les conventions de branche et sur la loi. Autrement dit, faire prévaloir les accords là où les salariés sont le plus en position de faiblesse par rapport au patron.

Public – privé : nous sommes tous concernés

Ce projet de loi n’est qu’une première étape avant celle de la casse de la fonction publique.

La logique ? Attaquer le droit du travail privé pour ensuite s’en prendre aux fonctionnaires et leur appliquer les mêmes mesures en les présentant comme des privilégiés. Cette stratégie de division public/privé avait été mise en œuvre pour les retraites, par exemple.

Que nous promet Macron ? Le non-remplacement de 120 000 territoriaux, le rétablissement du jour de carence, le gel du point d’indice, l’éclatement de ce dernier selon les trois fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière).

Diviser pour mieux régner : la politique de Macron est vieille comme le monde !

Que faire face à cette nouvelle régression sociale ?

Ce scénario n’est pas une fatalité, il ne tient qu’à nous de le faire échouer.

  • Puisque l’employeur nous met dans les cordes, qu’il a le rapport de force tant que nous sommes divisés, il faut retrouver l’unité des salariés.
  • Pour cela, le syndicat CNT est une arme. Pourquoi ? Parce que le syndicat CNT, c’est vous ! Pas de permanents pour vous dire quoi faire et comment le faire, mais d’autres travailleurs comme vous avec lesquels coopérer, mutualiser et se solidariser afin d’avancer nos revendications et faire reculer le patron. Contactez-nous !

La destruction du Code du Travail décortiqué

vendredi, juin 30th, 2017

Le projet « d’assouplissement du Code du Travail » est une insulte aux travailleuses/eurs. Rarement l’attaque n’aura été aussi frontale et aussi massive. Le Syndicat des avocats de France a réalisé une série de 14 vidéos qui expliquent en détail ce qui va changer, mais pas pour le meilleurs.

 

 

49.3, état d’urgence, répression policière et loi travail : contre la démocrature, la grève générale reconductible !

vendredi, mai 13th, 2016

Communiqué de presse du 12 mai 2016
49.3, état d’urgence, répression policière et loi travail : contre la démocrature, la grève générale reconductible !

Si notre organisation syndicale n’a jamais eu d’illusion sur notre prétendue démocratie et sur la représentation parlementaire, l’utilisation du 49.3, le prolongement de l’état d’urgence et les violences policières constituent un véritable tournant : imposer par la force des lois qui s’attaquent directement et brutalement aux droits et libertés des travailleurs et des travailleuses.

François hollande alors dans l’opposition en 2006, déclarait « le 49-3 est une brutalité, est un déni de démocratie ». Aujourd’hui l’Etat et le patronat, main dans la main, mènent la lutte des classes et cherchent à la gagner par les voies les plus autoritaires. Loi Macron (obtenu par le 49.3), loi El Khomri, chantage sur les négociations Unedic, etc. : nous ne pouvons, ne devons plus laisser faire. Face à la violence sociale exercée par le gouvernement et le patronat, répondons par la force de la grève et de la lutte.

Pour la CNT, il est urgent et nécessaire, d’organiser une véritable riposte sociale et syndicale, en organisant le rapport de force par la grève générale reconductible, et ce dès le 17 mai prochain. Nous appelons l’ensemble des organisations syndicales à prendre leurs responsabilités et l’ensemble des travailleurs et des travailleuses à mener la lutte contre la loi EL KHOMRI et contre l’ensemble des lois patronales, dans l’unité, à travers des AG dans les entreprises et réunions d’informations dans les quartiers.

Nous appelons également à la reconduction de la grève le 18 mai en faisant converger la lutte contre la loi travail avec celle des différents secteurs mobilisés : cheminot-es en grève contre le décret socle ferroviaire et le projet de convention collective du rail, intermittent-es mobilisé-es contre le projet de convention UNEDIC…

La CNT revendique :

– Le retrait de la loi travail et l’ensemble des lois patronales (Loi Macron, pacte de responsabilité, CICE etc..) ;
– Le retrait du projet de convention UNEDIC précarisant encore un peu plus les travailleurs et travailleuses, notamment les intérimaires et les travailleur-euses du spectacle ;

UNITE SYNDICALE, POUR LA GREVE GENERALE ! Seule la lutte paye !

LA CNT