Archive for the ‘Manifestations’ Category

Tous en grève le 22 mai pour la justice sociale !

lundi, mai 21st, 2018

« La Révolution En Marche » dégomme 1 20 000 postes de fonctionnaires, rétablit le jour de carence, annonce la fin du statut des cheminots d’ici à 2020, saigne l’Hôpital, veut augmenter les frais d’inscription et la sélection à l’entrée aux universités, a supprimé les Contrats aidés d’un revers de la main, veut en finir avec toute protection sociale.

Pour eux la meilleure façon de marcher c’est : la sélection sociale, le salaire au mérite, la précarité, la privatisation des services publics, le fichage généralisé, le profit maximum.

Mais ça résiste ! 10 000 manifestant.e.s à Notre-dame-des-Landes le dimanche 15 mars, des occupations de facs fleurissent comme à Dijon, Lyon 2, Montpellier 3, Toulouse-Le Mirail, Limoges, Bordeaux, Nantes, Sciences Po Rennes, Paris, Rouen, Amiens, Sciences Po Lille, Nancy, s’organisent contre la loi Vidal, dénoncent les violences policières comme à Nanterre et les exactions fascistes jusque dans les amphis avec la complicité de la Présidence comme à Montpellier, exigent que la lumière soit faite sur le blessé grave dont on est sans nouvelles depuis l’évacuation de Tolbiac.
Les personnels de Carrefour, de Géodis sont en grève contre la précarité.
Les cheminot.e.s continuent la grève entamée en avril, comme une invitation à les rejoindre…

Il ne tient qu’à nous d’organiser des AG et de décider pour nous mêmes de la meilleure façon d’imposer la justice sociale, le partage des richesses, en commençant par la solidarité avec les migrant.e.s. Ce sont là les vrais leviers pour faire reculer le fascisme qui désormais frappe ouvertement à nos portes.

Ils privatisent les services publics pour enrichir le patronat quand l’économie dans son ensemble devrait être tournée vers le partage pour tou. te.s !

Cinquante ans après, « Mai 68, ils commémorent, faisons Mai 2018 » !

http://www.cnt-f.org/urp/tracts/22-29-30-mai-prenons-le-train-des-luttes

Rendez-vous :

10H30 place Leclerc à Angers

10h30 place Travot à Cholet

10h30 place Bilange à Saumur

1er Mai : une journée chargée d’histoire ouvrière

vendredi, avril 27th, 2018

Nous ne pouvons éternellement vivre… comme des bêtes.
Et le temps viendra où notre silence sera plus fort
que les voix qu’ils étouffent aujourd’hui.

— August Spies, militant anarchiste exécuté pour délit d’opinion, un des sept de Chicago.

Le 1er mai 1886 débute à Chicago une grève de plusieurs jours organisée par les syndicats de salariés afin d’obtenir la réduction du temps de travail journalier de 12 à 8 heures. Le mouvement s’inscrit dans la longue lutte autour de la journée des huit heures, revendication du mouvement ouvrier dans tous les pays depuis ses origines.

Le patronat américain réagit face au mouvement de grève initial par des lock-outs (fermetures provisoires d’usines) massifs et le recours à la main-d’œuvre immigrée fraîchement arrivée aux États-Unis. Les syndicats répondent en développant la stratégie de la grève générale et des mouvements de solidarité tout en y incluant des tractages bilingues au sein de l’immigration.

Le 4 mai 1886 a lieu « le massacre de Haymarket », d’après une place de Chicago où eurent lieu des affrontements armés et mortels entre les forces de police et les manifestants ouvriers.

À la suite des événements dits de Haymarket, sept travailleurs, choisis dans les milieux militants de l’immigration allemande, sont condamnés à mort par pendaison, alors qu’aucun lien n’a jamais pu être établi avec une attaque terroriste par la justice bourgeoise, qui statua néanmoins que les sept de Chicago en étaient les auteurs intellectuels.

Le jugement et son exécution suscitèrent une vague de protestation à l’échelle mondiale.

Ce massacre et la répression qui s’en suivent sont à l’origine de la tradition des syndicats et du mouvement ouvrier en général d’appeler le 1er mai une « journée de lutte de la classe ouvrière ». C’est la naissance du 1er Mai comme journée de lutte et d’action internationaliste.

Tout comme les syndicalistes américains en 1886, la CNT se bat pour la pleine libération des travailleurs, soumis toujours à des intérêts économiques qui ne sont pas les leurs.

Aujourd’hui, la CNT se rappelle de la lutte qui est à l’origine du 1er Mai. Mais pour nous, il ne faut pas se limiter à la commémoration ou rester dans la nostalgie de ce jour-là.

Ce 1er Mai est une journée internationale qui doit fédérer tous les travailleurs quels qu’ils soient : avec ou sans emploi, retraités ou étudiants, agents des fonctions publiques comme salariés du privé. Ensemble nous poursuivons sans cesse le combat pour l’égalité sociale et l’autogestion, pour le développement du syndicalisme révolutionnaire et de l’anarcho-syndicalisme qui sont à l’origine de cette journée.

www.cnt-f.org/urp/histoire/1er-mai-une-journee-chargee-d-histoire-ouvriere

Mardi 1er Mai, rendez 10H30 à Angers pour construire la riposte sociale au capitalisme !

Le Macronisme : une politique de non droit pour les travailleuses et les travailleurs

jeudi, avril 19th, 2018

Alors que le gouvernement de Macron vise à discréditer les luttes en cours, ce dernier déclarant le 15 mars dernier « je ne sens pas de colère dans le pays ! » et n’a de cesse d’essayer de « jouer » la carte la division sociale, dont les médias raffolent actuellement, il y a une chose qui est sure : Les mouvements sociaux ne font que se multiplier, contre la violence sociale des réformes du gouvernement, mais plus largement, contre le libéralisme, comme le font nos camarades cheminot.es mais aussi ceux et celles qui participent activement à la lutte de la Zad de Notre Dame des Landes.

Casse de la protection sociale, casse du service public, répression à la Zad de NDDL : construisons la convergence des luttes

De la loi travail en 2016, en passant par les réformes « Macron », les politiques mises en place sont graves puisqu’elles remettent en cause l’ensemble de nos acquis sociaux, qui ont été arrachés par les luttes des travailleurs et des travailleuses.

Les déclarations récentes de Macron en disent long sur notre avenir et nos conditions de vies futures : annoncer vouloir « remettre le pays au travail », alors que près de 6 millions de chômeur.euses [1] essaient de retrouver un emploi est une véritable provocation ! Alors que la loi travail vise justement à faciliter les licenciements collectifs et à permettre ainsi au patronat de budgétiser sa délinquance.

Le gouvernement continue son arrogance, en stigmatisant principalement les cheminot.es et les retraité.es, en leur demandant de faire « des efforts » ! Mais comme d’habitude, le patronat et plus largement la classe dirigeante ne sont pas inquiétés, bien au contraire.

La lutte des cheminot.es est une véritable réponse politique et sociale à ce gouvernement libéral. Nos camarades ouvrent la voie vers l’organisation d’un réel rapport de force. Ils et elles montrent, à travers les journées de grèves massivement suivies, que le recul social ne se négocie pas, mais qu’il se combat ! S’inscrire dans cette lutte, c’est combattre les remises en cause des acquis sociaux, résister contre la précarité, contre la mise en concurrence des salarié.es et pour un véritable service public !

C’est avec mépris et violence, que le gouvernement répond à celles et ceux qui s’opposent à ces mesures !

Depuis le début de l’année, les agents hospitaliers comme celles et ceux des EHPAD se mobilisent contre la détérioration des conditions de travail et le sous-effectif.

Le gouvernement Macron répond vouloir « réformer et réorganiser » sans donner de garantie au niveau de la création de postes supplémentaires et encore moins sur les augmentations de salaires. Pire il prépare la casse des statuts de fonctionnaires (120 000 postes vont être supprimés).

Les étudiant.es et lycén.nes sont en luttes également, contre la sélection à l’université. Les administrations face aux manifestant.es, ferment les yeux devant les différentes descentes de militants d’extrême droite, venus casser des « bolchos », voire en sont complices. Comme ce fut le cas à la fac de droit de Montpellier, à Tolbiac (Paris) etc. Ces nervis seront toujours du côté du capital et de la bourgeoisie.

Les seules réponses du gouvernement face aux fortes mobilisations, sont le mépris vis à vis de l’ensemble de la population et les coups de matraques comme ça a été le cas lors de la manifestation de convergence des luttes sur Montpellier le 14 avril, et comme il l’a fait en envoyant plus 2500 gendarmes pour évacuer les militant.es présent.es à la Zad de NDDL [2].

Le 19 avril toutes et tous dans la rue pour une première journée de convergence des luttes !

La CNT

L’OFFENSIVE DU POUVOIR A COMMENCÉ SUR LA ZAD

lundi, avril 9th, 2018

À Angers rassemblement à 18h devant la préfecture (Place Michel Debré). Soldarité avec la ZAD ! Non aux expulsions !

Grève des cheminot.es : une lutte qui nous concerne toutes et tous !

jeudi, avril 5th, 2018

Caisse de solidarité aux cheminot-es

À l‘appel des organisations syndicales cheminotes, un large mouvement de grève est annoncé à la SNCF pour s’opposer à la casse du statut de cheminot mais plus largement à la casse du service public ferroviaire.
CETTE LUTTE CONCERNE L’ENSEMBLE DE LA POPULATION, CHEMINOT.ES COMME USAGER.ES

Après la forte mobilisation des agent.es de la fonction publique le 22 mars dernier contre la casse des services publics et du statut, la grève des cheminot.es des 3 et 4 avril s’annoncent tout autant suivie si ce n’est plus !

Cette lutte est celle de tout le monde :

Puisqu’il s’agit de lutter contre la destruction d’un service public fondamental qui est menacé depuis des années, sous la pression de la logique du profit (destruction du fret, priorité donnée aux TGV contre les lignes de proximité, augmentation des prix, multiplication des incidents techniques du fait de la suppression de postes, etc.).

Mais aussi, de lutter contre la dégradation des conditions de travail des cheminot-es eux-elles-mêmes car cette réforme vise à la suppression du statut pour les nouvelles et nouveaux embauché.es dans un premier temps, puis de privatiser quasi l’ensemble des services de la SNCF (comme cela a été fait à la poste).
UNE NÉCESSITÉ : LA CONVERGENCE DES LUTTES

Actuellement les réformes de casses sociales se succèdent : Casse du code du travail, simplifications des procédures de licenciements, baisse des APL, baisse de budget dans la fonction publique, augmentation des sanctions pour les chômeur.euses, casse de la protection sociale avec la hausse de la CSG etc. L’actuel gouvernement avec le patronat n’a pas de limite dans sa violence sociale ! A nous de lui en imposer !

Il est temps d’infliger une réponse collective et massive à cette offensive. Les cheminot.es ouvrent la voie pour l’ensemble des travaileur.euses : celle de la lutte et de la détermination. il y a un enjeu majeur à la réussite de ce mouvement social actuel, un intérêt de l’ensemble du monde du travail.

En soutenant les différentes grèves des cheminot.es, collectivement nous pouvons imposer un réel rapport de force.

La CNT

Après le code du travail, ils veulent la peau des fonctionnaires, du rail, des aéroports, des services public…

dimanche, mars 18th, 2018

Les Syndicats du Maine-et-Loire de la Confédération National du Travail, appel les salarié-es du privé, du public, les précaires et privé-es d’emploi, à cesser le travail et à œuvrer pour la construction d’une grève générale reconductible à partir du 22 mars !

Pour la fermeture du bar identitaire l’Alvarium !

dimanche, février 11th, 2018

Contre l’université start-up !

mardi, février 6th, 2018

L’Assemblée Nationale a adopté le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants le 19 décembre 2017. La plate-forme Admission Post Bac (APB) est remplacée dans l’urgence par « parcoursup », censée être fonctionnelle courant janvier. Le gouvernement a profité du caractère arbitraire du tirage au sort mis en place par APB pour prétendre que la sélection à l’université était la seule solution. Si le tirage au sort n’était évidemment pas une solution, la sélection à l’université l’est encore moins. Mais face à l’échec du tirage au sort, l’État peut imposer sa nouvelle réponse en affirmant que celle-ci est bien plus légitime en permettant aux élèves les plus « méritant·e·s » d’obtenir la formation de leur choix.

Les élèves candidatant à une formation pourront désormais se voir répondre « oui si » par les enseignant·e·s de la fac chargés de classer l’ensemble des candidats, ce qui les obligera à suivre un ou des modules complémentaires pouvant durer jusqu’à un an, sans assurance d’être pris·e·s après, et avec les conséquences financières que cela représente pour certain·e·s de passer une année sans revenus (qui en plus ne comptera pas au niveau académique). Il s’agit là d’une sorte de redoublement d’office avant même d’avoir mis les pieds dans sa formation. Cette mise à niveau, sera obligatoire pour tout·e élève ayant obtenu un « oui si », mais les contours en sont encore flous. En 2016, 7 élèves sur 10 étaient obligé·e·s de travailler (que ce soit de manière régulière ou non) pour financer leurs études. Leur demander de financer une année nulle ne peut donc qu’être un motif de découragement.

Les capacités d’accueil de certaines filières où il y a plus de demande que d’offre seront parfois augmentées, mais sans augmenter les effectifs d’enseignant·e·s, déjà à bout de souffle, et pas suffisamment pour satisfaire entièrement la demande. On voit donc difficilement comment les candidat·e·s obtenant un « oui-si » pourraient tou·te·s être admis·e·s après avoir suivi leurs modules complémentaires: cela servira donc plutôt à décourager les élèves dans l’espoir qu’ils et elles se réorientent d’elles même. Un calcul cynique qui risque de fonctionner.

Les élèves qui n’auraient été accepté·e·s dans aucune filière se verraient indiquer une proposition de formation en fonction de leur projet d’étude et de leurs notes: on leur enlève donc maintenant le droit de faire les études de leur choix. L’État considère que dorénavant l’objectif est de faire des études quelles qu’elles soient et non plus de faire les études que l’on souhaite. Or quand un·e élève se retrouve dans une filière qui ne lui correspond pas, l’échec est généralement au rendez-vous.

Si l’objectif de cette réforme est de réduire les taux d’échec en licence cela risque d’être compliqué avec de telles mesures. En 2016, seuls 29% des étudiant·e·s inscrit·e·s en licence obtenaient leur diplôme au bout de 3 ans. Favoriser la réussite implique non pas d’instaurer une sélection, mais de permettre aux étudiant·e·s de suivre les études qui leur correspondent dans de bonnes conditions et, pour cela, il faut augmenter le nombre de places dans les différentes filières. Les réformes prévoient une licence à plusieurs vitesses en fonction du niveau de l’étudiant·e: celle-ci pourra désormais se passer en 2, 3 ou 4 ans. Là encore ce sont les élèves les plus démuni·e·s qui vont être touché.e.s par cette réforme qui demandera à certain.e.s de financer leurs études pendant 4 ans et non plus pendant 3 ans.

Ces réformes ne font qu’accroître la compétition entre les établissements, mais seront aussi un véritable frein pour les élèves venant d’établissements situés en zone d’éducation prioritaire, car il ne fait nul doute qu’à niveau égal un·e élève venant d’un grand lycée parisien passera toujours avant un.e élève issu d’un lycée de banlieue.

Les enseignant·e·s se retrouvent elles et eux aussi affecté·e·s par ces réformes. Les profs principaux devront désormais déterminer dans quelle filière doit s’orienter l’élève (avis qui sera transmis aux universités). Or cela ne fait absolument pas partie de leur attribution.

En bref, tout le monde est perdant: les élèves découragé·e·s qui ne tenteront même pas le coup, celles et ceux qui perdront un semestre ou un an sans même qu’on leur ait laissé une chance d’essayer, les enseignant·e·s qui auront plus d’élèves et devront aussi assurer les modules complémentaires sans augmentations d’effectifs.

Il existait pourtant une façon de satisfaire tout le monde: il faut augmenter les effectifs et accepter tou·te·s les candidat·e·s ! Mais pour ça bien sûr, il faut plus de moyens. Où trouver l’argent ? Par exemple dans les milliards du crédit impôt recherche qui sert d’évasion fiscale aux grandes entreprises, ou dans ceux de le recherche militaire qui sert à inventer l’impérialisme français de demain ?

Contre l’université start-up, la CNT soutient toutes les tentatives concrètes pour une recherche et un enseignement supérieur au service de tout·e·s :

Expérimenter des pédagogies alternatives, développer les universités populaires et les UFR autogérées, permettre à tout·e·s la formation tout au long de la vie et l’accès à plusieurs domaines de connaissance plutôt qu’une spécialisation unique et étriquée, s’organiser en équipes et laboratoires non-hiérarchiques, développer et utiliser les logiciels libres, donner libre accès aux résultats de la recherche, publier dans les revues gratuites plutôt que dans celles à haut « impact factor », avoir une indépendance dans les choix des sujets de recherche… Mais cela ne suffit pas, car le système capitaliste et les états centralisés et bureaucrates font tout pour entraver le développement de ces initiatives. Seules la lutte et l’organisation collective permettront d’établir un rapport de force suffisant afin d’obtenir ce que nous voulons :

  • Une Université et une Recherche autogérées où les buts et les orientations se décident ensemble, étudiant·e·s, personnel enseignant et non-enseignant.
  • L’arrêt du recours aux contrats précaires et à la sous-traitance au sein des universités. Une Université et une Recherche de qualité, cela commence par des emplois stables pour l’ensemble du personnel.
  • Rééquilibrer les financements entre universités et grandes écoles, et à terme, redonner à l’université la mission de former les futur·e·s ingénieur·e·s.
  • Une abolition des hiérarchies salariales; et cela commence par une augmentation des plus bas salaires.
  • Que l’encadrement d’un·e doctorant·e soit assuré par une équipe ou un laboratoire auquel il/elle serait intégré·e comme tout autre personnel du laboratoire et non plus par un·e unique chercheur·euse ayant tout pouvoir sur l’avenir de l’étudiant·e.
  • L’abandon du projet de loi introduisant une sélection à l’entrée en licence.
  • Le transfert des milliards du Crédit Impôt Recherche vers la recherche publique et de ceux de la recherche militaire vers les autres domaines.
  • La régularisation de tou·te·s les étudiant·e·s sans papiers.

Ce dernier point est particulièrement d’actualité. En effet, depuis septembre, partout en Île de France, les préfectures se refusent à recevoir les dossiers de demande de régularisation, tout dépôt est jusqu’à ce jour impossible. Cela est l’aboutissement d’une dégradation terrible des conditions d’accueil des étudiant·e·s étranger·e·s depuis 10 ans. Alors que des dépôts collectifs (qui offrent le plus de chance aux étudiant·e·s notamment isolé·e·s) étaient encore acceptés, les étudiant·e·s de L1, L2 et L3 étaient également autorisé·e·s à déposer des dossiers. Ce n’est plus le cas depuis novembre 2015.

Nous appelons ainsi à se rendre au rassemblement organisé par des étudiant·e·s sans papiers avec le soutien de RUSF. (Mercredi 31/01 à 10h au 21 rue de la montagne Sainte-Geneviève 75005)

CNT FTE

EHPAD et ADMR: Une urgence sociale à se mobiliser pour nos services publics

mercredi, janvier 31st, 2018

Depuis plusieurs années, les agent.es des EHPAD, comme celles et ceux issu.es d’autres établissements relevant de la fonction publique hospitalière et des services à la personne, subissent une grave détérioration de leurs conditions de travail.

Les différentes réformes au sein des établissements publics n’ont fait que dégrader profondément les conditions de travail de l’ensemble des personnels. A coup de coupe budgétaire, de mesures d’austérité, l’ensemble des salarié.es est confronté à :

-Un rythme de travail insupportable :le personnel soignant est soumis à un temps défini par résident.e (soins, toilettes etc), avec un effectif à la baisse et une charge de travail revue à la hausse ;

– Des horaires particulièrement contraignants : 10/12 heures, horaires en coupé ;

– Une flexibilité et une mobilité qui s’accentuent : Difficulté à prendre des congés, personnel réquisitionné pendant les repos pour pallier le sous-effectif ;

– Recours à des contrats de plus en plus précaires, à coup de CDD renouvelés tous les mois, sans réelles perspectives d’embauches, et des temps partiels imposés.

– Des bas salaires, ouvrier.e comme personnel soignant avec aucune valorisation des métiers.

LA COUPE EST PLEINE ! DEVONS-NOUS ACCEPTER CE QUOTIDIEN ET INFLIGER A NOS RÉSIDENT.ES UNE FORME DE MALTRAITANCE « AUTORISÉE » SOUS COUVERT DE PRODUCTIVITÉ ET DE RENTABILITÉ ? QUEL SERVICE PUBLIC SOUHAITONS-NOUS ?

Car la réalité du quotidien est là :

Faute de personnel, faute de moyens mis en œuvre, les résident.es sont les premier.es victimes des politiques économiques mises en place par les différents gouvernements. Juste bon.nes à payer leur chambre, au prix de leur survie finalement :

-Douché.es une fois par semaine (quand c’est possible) ;

-10 min de toilette par jour ;

-Hygiène douteuse dans les chambres faute de temps et de personnel ;

-Repas servis à la va-vite etc… ;

-Infantilisation des personnes agées ;

-Animations rares et sans attraits ;

La réforme sur la tarification accentuera ces graves dégradations !

Pour désamorcer la situation, la ministre de la santé vient d’informer que 50 millions d’euros seront débloqués. Une aumône, un écran de fumée face à l’asphyxie des EHPAD et des associations d’aide à domicile. Car cela ne représente guère plus de 2500 postes sur les 7000 EHPAD existants….

Élever la voix, ou partir…

Voilà à quoi l’ensemble des agent.es sont confronté.es depuis quelques années au sein des différents établissements. L’impression de ne pas être entendu.es alors qu’ils et elles sont au cœur des métiers. Des directions qui imposent encore toujours plus de nouvelles formes d’organisation du travail pour satisfaire les exigences budgétaires. Cela a de de graves répercussions morales et physiques sur l’ensemble du personnel (augmentation de la charge de travail, culpabilisation permanente etc.). Pire, les cadres de santé poussent vers la sortie celles et ceux qui ne sont pas d’accord.

Ça ne peut plus durer, libérons la parole !

Combien d’agent.es sont résigné.es, en plein craquage ? Il est temps de porter nos revendications collectivement. Pour instaurer un semblant de démocratie dans les établissements, des directions procèdent à la consultation des salarié.es à travers un questionnaire soi-disant anonyme, sur les conditions de travail. Il s’agit en réalité d’une escroquerie, permettant de calmer la colère des agent.es.

Pour la CNT, il y a une urgence sociale à se mobiliser, à faire entendre nos voix..

Une lutte exemplaire…

Le personnel de l’EHPAD des « opalines » dans le jura, a montré avec force et détermination (117 jours de grève !), que collectivement, par un rapport de classe, nous pouvons obtenir des victoires sociales. Les camarades ont obtenu une prime de 450 euros par an, 3 semaines de congés supplémentaires et la création de deux postes d’aides soignantes.

La fédération des travailleuses et travailleurs de la santé et du social de la CNT appelle donc l’ensemble du personnel, l’ensemble des familles et plus largement l’ensemble de la population à se mobiliser face à la marchandisation des services publics hospitaliers.

Pour la dignité et pour réel accompagnement des personnes âgées

nous contacter :

Mail : fede.sante-social@cnt-f.org

Manifestations ? Négociations ? NON GRÉVE GÉNÉRALE !

jeudi, novembre 2nd, 2017

Syndicats CNT du Maine et Loire : Interpro 49 / PTT 49 / STE 49

Contre les lois antisociales, Riposte radicale !

Appel à la Grève générale et illimitée !

Les capitalistes ont passé la vitesse supérieure, eux !

Après toutes les lois Sarkozy et celles des autres avant lui. Après les lois Macron, qui ont pris les travailleurs le droit de choisir leur aide aux prud’hommes. Après la loi El Khomri (inspiré par Macron), et son cortège de destructions, notamment des prud’hommes. Après les ordonnances, qui finissent d’achever les CHSCT.

C’est maintenant la Sécu qu’ils veulent finir de nous enlever !

Comment vas tu payer ton traitement contre le cancer ? Contre le diabète ? Comment paieras-tu pour ta mère, ton père, ta fille ou ton fils ? Sais-tu seulement combien ça coûte ? Vendras-tu ta maison, payée à la sueur de front ? Comment feras-tu demain avec les miettes que Macron et ton patron te donneront ?

Ils diminuent les cotisations patronales depuis 40 ans, ils empêchent l’augmentation des salaires depuis tout ce temps et maintenant, quoi ?! Ils veulent diminuer les cotisations salariales en te promettant que cela augmentera ton salaire !

On te prend pour un con camarade, et tu le sais !

Dans le même temps, on produit tous collectivement 2 000 milliards d’€ de richesse par an. Les 500 familles les plus riches possèdent plus de 500 milliards d’€ de fortune. Macron leur en redonne en plus ! Alors que toi, tu es sensé de taire, baisser la tête et retourner au turbin !

Les centrales syndicales se chicanent entre elles pour savoir qui aura le plus dans la gamelle que leur donne le grand patronat depuis des années ; c’est que la soupe doit être bonne… Et pendant ce temps là, ces « partenaires sociaux » profitent de tes combats. Ils te somment de te mobiliser à la date de leur convenance et nous perdons tous. Leurs intérêts ne sont plus les nôtres !

Nous n’aurons que ce que nous prendrons.

Organisons-nous !

Il y a urgence camarade ! Sur le lieu de travail, en Assemblée Générale des travailleuses.eurs, décidons collectivement des moyens d’action dont nous avons besoin pour bloquer l’économie et forcer les capitalistes à rendre ce qu’ils nous ont volé. Prenons-nous en main et collectivement nous serons plus fort et le poing levé.

Seule la Grève Générale

et illimitée paie !

Dès le 16 novembre dans la rue, sur les lieux de travail, tous les jours !