Posts Tagged ‘Manifestation’

Tapez là où ça leur fera mal !

jeudi, novembre 14th, 2019

Il y a bientôt un an débutait le « Mouvement des Gilets Jaunes », un mouvement social de grande ampleur et qui perdure aujourd’hui. Le constat pour la CNT 49 est le suivant :

Malgré une forte mobilisation de la population via différents mode d’actions, le gouvernement n’a eu qu’une réponse. La répression ! Une répression qu’il tente de masquer par les quelques miettes jetées de la table (prime d’activité étendu, « maison France Services »). Le cynisme ne s’arrête pas là, ce qu’il donne péniblement d’une main, il le reprend généreusement de l’autre :

  • Destruction de l’hôpital public
  • Destruction de l’assurance-chômage
  • Destruction de la sécurité sociale
  • Destruction de la retraite
  • etc.

Dimanche 17 novembre 2019, de 9h30 à 19h00 à Saumur place de la République

Angers, Acte 53 – Gilets Jaunes – Un an déjà ! 16 et 17 novembre 2019

Ci-après, nous republions le communiqué que nous avions posté en novembre 2018, pour nous rien à changer. La lutte continue.

Face à la hausse des prix du carburant, un mouvement spontané de colère s’est développé. Les classes populaires et moyennes sont attaquées une fois de plus au portefeuille et ont encore plus de mal à boucler les fins de mois. Il n’a pas fallu bien longtemps pour que les populistes de tout poil en fassent leur beurre. De surenchères en surenchères, l’extrême-droite et la droite extrême cherchent à tout prix à récupérer ce mouvement.

Toutefois, chacun d’entre nous doit prendre conscience que cette hausse du carburant n’est qu’un élément parmi d’autres qui nous montre que notre mode de vie est condamné à disparaître. La cause du mal n’est jamais nommée réellement, le responsable c’est le capitalisme. Depuis le Capital, on savait le capitalisme suicidaire, mais là il a allumé le gaz et va faire sauter tout l’immeuble, et nous avec.

Les capitalistes ont mis en place dans les pays riches une société de consommation à outrance où l’individu.e n’existe et n’a de sens que dans ce qu’il possède (voiture / TV / le dernier Apple coûte un SMIC mensuel !) Nous le savons que ce mode de vie est en train de détruire notre planète car il n’y aura jamais assez de ressources et le pétrole va être de plus en plus rare donc de plus en plus cher ! Et à qui profite tout ça ? Et bien vous le savez ! Aux capitalistes, ces 1% qui possèdent autant de richesse que les 99% d’autres. L’homme le plus riche de France gagne en 1h ce que nous mettons 1 an à gagner ! Les 56 personnes les plus riches du monde possèdent autant de richesses que les 3.5 MILLIARDS d’habitants les plus pauvres.

Et pour fabriquer tout ça, les capitalistes exploitent les peuples des pays pauvres pour continuer à s’enrichir. Ils sont loin de nos regards mais nous ne pouvons consommer que s’ils sont exploités ! A chaque Smartphone acheté, c’est un.e enfant.e du Nord Kivu (Congo) qui est mis.e en esclavage. Les capitalistes ont mis en place de longue date l’obsolescence programmée car oui ! si l’on ne consomme plus, leurs profits s’effondreront !

Face à la dégradation de nos environnements, à la disparition des espèces animales, aux inégalités sociales, à la situation les migrant.e.s, des luttes et des combats naissent chaque jour partout dans le monde et ils ont le même ennemi : le capitalisme comme modèle d’organisation sociale. Face à ces contestations toujours plus nombreuses, les capitalistes et les gouvernements serrent la vis, criminalisent les mouvements sociaux, frappent et tuent ! Les capitalistes et les gouvernants tentent de détruire chaque jour un peu plus toutes les solidarités et les protections sociales. Le projet des capitalistes est celui-ci : tout pomper jusqu’à la dernière goutte, jusqu’à la dernière ressource, jusqu’aux derniers dollars, frapper sur les têtes qui se relèveraient et après eux, le déluge…

Si l’on souhaite sauver ce qui peut l’être et permettre à nos enfants et petits enfants de vivre tout simplement, nous devons changer radicalement de mode de vie et détruire le modèle capitaliste. Nous revendiquons : une société solidaire, sociale et libertaire. Une société basée sur une production coopérative, on produit ce dont nous avons besoin, avec des écoles émancipatrices, des transports en communs pour tou.t.es grâce à un service public de qualité, un système de santé efficace pour tous.tes. Une société où l’on pourrait travailler et consommer là où on vivrait. Une société où personne ne pourrait avoir le superflu tant que tout le monde n’aurai pas le nécessaire.

Pour le 17 novembre, plutôt que de cramer de l’essence pour bloquer une route nous invitons à « taper » là où ça leur fera mal : dans le portefeuille des capitalistes, le 17 novembre boycottez les commerces, refusez de prendre votre véhicule et faites leur perdre de l’argent ! Virez les populistes de vos actions et créons collectivement un mouvement social plus large avec la construction d’une grève générale nationale et illimitée.

Il est l’heure de la révolution sociale et libertaire

jeudi, septembre 19th, 2019

Rassemblement contre les féminicides Jeudi 12 septembre 18h30

mercredi, septembre 11th, 2019

104 femmes tuées depuis le début de l’année, ça suffit !

Rendez-vous jeudi 12 Septembre à 18h30 devant la faculté de droit à St serge.

DIMANCHE : NI DIEU, NI PATRON, NI CADDIE ! ACTE 2

mercredi, août 21st, 2019

Carrefour et Géant ont décidé de rattraper leurs « pertes » par une ouverture les dimanches matin à Angers.

Géant dans le quartier de la Roseraie à Angers à décider d’aller plus loin en ouvrant l’après-midi uniquement avec les caisses automatique, 2 hôtesses et un agent de sécurité.

L’argument de création d’emplois tombe déjà à l’eau pour les fossoyeurs des travailleuses et travailleurs.

La CNT 49 appel à rassemblement le dimanche 25 août à 11 h devant le Géant de la Roseraie pour exiger la fermeture dominicale.

Appel de l’AG des personnels grévistes de l’éducation nationale du Maine et Loire

mardi, juin 18th, 2019

La lutte a fait reculer le gouvernement :

Malgré les intimidations, les menaces, la répression, la forte mobilisation des personnels a contraint le ministre J.M. Blanquer à céder sur certaines de ses orientations :

Le 13 juin, la commission mixte paritaire rassemblant membres du Sénat et de l’Assemblée nationale est revenue sur certaines des dispositions les plus réactionnaires et les plus autoritaires :

— l’interdiction de sorties scolaires aux parents qui portent des signes religieux ostensibles,

— la suspension du versement des allocations familiales aux familles d’enfants en décrochage scolaire,

— la tentative d’imposer la formation professionnelle des enseignant-e-s du second degré durant les congés scolaires ,

— la généralisation du recrutement par le chef d’établissement .

Le statut hiérarchique donné à la direction d’école, tout comme les regroupements d’écoles autour du collège de secteur avait été abandonné un peu plus tôt sous la pression des personnels.

Il faut continuer la lutte :

En effet le combat n’est pas terminé avec par exemple l’’Article 1 sur le devoir d’exemplarité, les drapeaux dans les salles de classe, les cadeaux au privé (financement des maternelles privées) et aux classes supérieures (écoles internationales sélectives), les attaques sur les statuts (tentatives d’annualisation du service, embauche d’AED pour assurer les cours…)

L’AG dénonce la surdité du ministère face à une mobilisation massive des personnels de l’éducation contre la casse du service public d’éducation.

L’Assemblée Générale dénonce la répression administrative, policière et judiciaire, visant nos collègues, nos élèves, leurs parents et les mouvements sociaux en général.

Retrait du projet de la Loi Blanquer !

Retrait de tous les projets de destruction de l’Education Nationale !

Retrait du projet de la réforme de la Fonction Publique !

Les actions à venir :

L’Assemblée Générale appelle tous les collègues du département opposé-e-s à la loi Blanquer et à la destruction du service public à :

– participer massivement à un rassemblement le Mercredi 19 juin à 12h45 au Jardin du Mail pour une action festive et informative.

– participer à l’AG en plein air le Mercredi 19 juin à 15h au Jardin du Mail, qui décidera des actions de la journée et des suites du mouvement.

– organiser des heures d’informations syndicales dans tous les établissements du secondaire afin de désorganiser les épreuves du baccalauréat à venir ainsi que celle du DNB (27et 28 juin et 1er et 2 juillet)

L’AG des grévistes avec le soutien des syndicats

Blanquer, c’est toujours non !

vendredi, juin 7th, 2019

Depuis plusieurs mois, les personnels de l’éducation se mobilisent dans de nombreux établissements et se sont rassemblés dans des actions nationales d’ampleur.

Que ce soit du côté des parents d’élèves ou des enseignants, l’inquiétude et la colère sont grandes devant les réformes du lycée et du baccalauréat, de la voie professionnelle, la loi dite de la « confiance » et l’ensemble des transformations du système éducatif imposées par le Ministre.

Devant le mal-être croissant des personnels, paupérisés et toujours en proie à l’austérité salariale, mis devant de graves difficultés professionnelles, le Ministre n’a jusque-là répondu que par le refus de toute discussion. Pire, des collègues faisant part de leurs critiques ont été victimes de rappels à l’ordre et de mesures d’intimidation ; les pressions et les méthodes de gestion autoritaires se développent.

À cela s’ajoute le contexte de suppressions de postes à un moment où les effectifs augmentent dans le second degré et les attaques contre le service public d’orientation.

Les inégalités d’implantation des enseignements de spécialité et des options de la réforme du lycée, les difficultés d’emploi du temps, tant pour les enseignants que pour les élèves, le rythme effréné des évaluations et un baccalauréat à valeur locale ; les familles de métiers et la promotion du tout apprentissage en voie professionnelle ; jusqu’aux incidents récents qui ont marqué Parcoursup ; les sureffectifs des classes et les suppressions de postes en collège : tout concourt à accroître les inégalités.

Devant la gravité de la situation, les organisations syndicales représentatives du public et du privé, de l’enseignement agricole et les Stylos rouges, après de nombreuses alertes au Ministre, déposent un préavis de grève sur le mois de juin. Elles appellent tous les personnels à poursuivre les actions locales, à se réunir en assemblées générales pour organiser la grève le 17 juin, premier jour des épreuves du baccalauréat, et décider des suites, pour :

•une revalorisation des rémunérations ;
•le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat ;
•le retrait des projets de loi « école de la confiance » et «Fonction publique».

Si le Ministre persistait dans son refus d’ouverture de discussions rapides, il porterait la responsabilité d’une perturbation dans le déroulement des examens.

Les organisations se rencontreront de nouveau dès après le 17 juin.

Communiqué de presse avec le soutien des organisations suivantes :

Appel de l’AG des grévistes du Maine et Loire

vendredi, mai 17th, 2019

Blanquer c’est encore non…

jeudi, mai 9th, 2019

On en veut pas ! Grève générale le 9 mai

lundi, mai 6th, 2019

Les attaques patronales soutenues par le « président des riches » se multiplient :

Casse des services publics (éducation, hospitaliers, ferroviaire etc.), casse de l’assurance chômage, plan) de licenciements dans le privé, dérèglementation du temps de travail en imposant toujours plus de flexibilité, temps partiel imposé précarisant encore un peu plus les travailleuses et les travailleurs, fusion des instances représentatives du personnel avec le CSE, référendum d’entreprise permettant d’isoler les salarié.es, la coupe est pleine ! Nous sommes conscient.es que les journées d’appel à mobilisation, sans perspective de reconduction, ne permettront pas de faire reculer le gouvernement, mais nous considérons toujours plus que nécessaire de fédérer les différentes revendications (sociales et économiques) du monde du travail, pour la construction d’un réel mouvement unitaire à la base, pour s’opposer et imposer collectivement nos revendications contre les politiques libérales du gouvernement.

Manifestation à l’appel de la CNT 49, 14 h place du Ralliement à Angers.

Loi Blanquer, réforme de la fonction publique : une même politique, une même riposte nécessaire.

jeudi, mai 2nd, 2019

Tous en grève le 9 mai  !

AG Education à 10 h (Bourse du travail d’Angers)

La loi Blanquer remet profondément en cause le fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires. Elle suscite à juste titre l’opposition massive des enseignants des écoles et des parents d’élèves. Mais elle n’est que la déclinaison pour les écoles d’une politique globale. On retrouve la même logique dans les « réformes » du collège et du lycée. La nouvelle « réforme » de la fonction publique, actuellement en discussion au parlement, reprend tous les objectifs fondamentaux qui sous-tendent dans le secteur de l’éducation la politique de Blanquer et de ses prédécesseurs : autonomie des établissements, recrutement de contractuels, renforcement des pouvoirs de la hiérarchie.

Pour les initiateurs de ces politiques, il y a urgence à remettre en cause le fonctionnement de la fonction publique : elle coûte trop cher dans la mesure où l’État consacre une part croissante de son budget à « soutenir » les entreprises privées à coups de subventions, d’exonérations de cotisations sociales et de crédits d’impôts. Tout compris, ces aides diverses coûtent près de 70 milliards d’€ par an. Si l’État est en déficit chronique, c’est pour financer toutes ces aides, en particulier celles qui ont permis d’éponger les pertes des banques après la crise de 2008 : les intérêts annuels de la dette de l’État sont de l’ordre de 40 milliards d’€. Ce sont donc 110 milliards d’€ que l’État redistribue globalement au Capital sur un budget total de 350 milliards.

Or, en raison de la réforme des retraites, la masse salariale de la fonction publique augmente : en reculant le départ à la retraite des fonctionnaires, le salaire de ceux qui devaient partir a mécaniquement augmenté du fait de l’avancement, et le recrutement de nouveaux fonctionnaires en début de carrière, donc moins payés, a été retardé d’autant, d’où l’augmentation de la masse salariale des fonctionnaires. Pour s’en sortir, le gouvernement actionne donc plusieurs leviers :

1) Il essaie de supprimer des postes de fonctionnaires.

2) Il voudrait ne plus avoir à gérer directement le salaire des fonctionnaires.

3) Il veut recruter des contractuels à la place des fonctionnaires.

Supprimer des postes :

Sarkozy avait décidé de ne plus remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Macron veut supprimer 120000 postes dans la fonction publique. Mais les suppressions de postes passent mal dans l’opinion, surtout quand elles touchent l’éducation. C’est pourquoi le gouvernement veut aussi agir sur d’autres leviers.

Cela n’empêchera évidemment pas Macron de supprimer un maximum de postes de fonctionnaires. Il s’efforcera, comme ses prédécesseurs, de faire en sorte que ce soit le moins visible possible. La quasi-disparition programmée, et déjà fortement avancée des Centres d’Information et d’Orientation (CIO) en est un exemple.

Transférer la gestion des personnels :

L’État voudrait transférer la gestion du maximum de fonctionnaires d’État, soit aux collectivités territoriales, soit à des établissements publics autonomes sur le plan financier, comme il a réussi à le faire avec les hôpitaux ou les universités.

Aujourd’hui, chaque université, chaque hôpital est doté d’un budget global sur lequel il doit tout payer, y compris les frais de personnel. C’est une véritable catastrophe du point de vue du service public et de l’emploi public. Les universités, comme les hôpitaux sont contraints de supprimer des emplois ou de ne pas créer les emplois nécessaires afin d’avoir un budget en équilibre. Le gouvernement voudrait pouvoir faire la même chose avec l’ensemble du personnel enseignant. C’est la raison pour laquelle il veut regrouper les écoles autour de leur collège de secteur. C’est une première étape pour créer des établissements autonomes sur le plan financier sur le modèle des universités. De même l’idée de la mise en place de « Jardins d’enfants », où une délégation de service s’opérerait au détriment des écoles maternelles.

Recourir massivement aux contractuels :

Dans tous les cas, le gouvernement voudrait remplacer les personnels sous statut de fonctionnaires par des personnels contractuels, beaucoup moins bien payés, sans garantie de l’emploi et sans avancement de carrière.

À France Télécom ou à la Poste, la possibilité de recruter des contractuels ne date pas d’hier. Et aujourd’hui, les fonctionnaires y sont devenus archi-minoritaires. Cela a entraîné une dégradation massive des conditions de travail dans ces deux anciennes entreprises publiques, aussi bien pour les contractuels que pour les fonctionnaires. C’est l’objectif que poursuit le gouvernement avec sa « réforme » de la fonction publique : pouvoir recruter des contractuels sur des CDD « de projet », autoriser le recrutement par voie de contrat sur les emplois permanents de catégorie A, B et C au sein de la Fonction Publique d’État.

La réforme Blanquer ne prévoit rien d’autre avec la possibilité de confier la classe, non seulement à des contractuels non formés, mais même à des étudiants ou à des Assistants d’Éducation.

Renforcer le poids de la hiérarchie :

Pour appliquer une telle politique, qui va à l’encontre des intérêts du personnel, mais aussi à l’encontre de ceux des usagers, il faut renforcer le poids de la hiérarchie. C’est là aussi l’un des objectifs de la loi Blanquer avec la quasi-disparition des directeurs d’écoles par leur mise sous tutelle des principaux de collèges, mais aussi avec la restriction de la liberté d’expression pour les enseignants qui devront s’abstenir de critiquer la politique menée en matière d’éducation, toutes mesures prévues par la loi Blanquer.

Comme on le voit, la loi Blanquer s’inscrit dans une logique globale. C’est pourquoi il est indispensable de lier notre combat contre cette loi au combat contre la réforme de la fonction publique. Car c’est une seule et même politique dont la loi Blanquer n’est que la déclinaison pour les écoles.

Le comité de grève des enseignants du Maine et Loire

1er mai 2019