Posts Tagged ‘internationalisme’

Réformes des lycées, du Bac, Parcoursup, la loi ORE… c’est toujours NON !

mercredi, janvier 23rd, 2019

Grève jeudi 24 janvier

Impossible d’accepter les contre-réformes imposées par le ministère : réformes des lycées, du Bac, Parcoursup, la loi ORE…

Impossible d’accepter la dégradation des conditions de travail de tous les personnels, la remise en cause de leurs statuts, le blocage du point d’indice, les menaces sur le code des pensions, les suppressions de postes, la possibilité pour l’administration d’imposer aux enseignants une deuxième heure supplémentaire…

Impossible d’accepter le projet de loi Blanquer, notamment son article 1 qui vise à interdire toute liberté pour les personnels de contester ou de revendiquer publiquement*…

A Angers, 10h30 place La Fayette.

Finissons-en de ces politiques injustes et dangereuses : Liberté de circulation, solidarité avec les migrant.es !

lundi, janvier 14th, 2019

Aujourd’hui les États de l’UE, et particulièrement la France, s’attaquent au droit d’asile en renforçant les frontières internes, en externalisant les contrôles, en organisant un tri des migrant.es aux portes de l’Europe, en refusant le sauvetage en mer, en précarisant le droit à l’asile et à la protection et en criminalisant les actions citoyennes d’aide et d’assistance à personne en danger. Une nouvelle fois, l’État français n’assume pas ses responsabilités et ses obligations et tente toujours plus de refouler hommes, femmes et enfants en refusant l’entrée et le séjour sur son territoire et en réformant à nouveau le CESEDA (Code d’Entrée et de Séjour des Étrangers et Demandeurs d’Asile) par la loi de septembre 2018 dite « Collomb ».

lire le tract complet ci-dessous :

http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/tract18dec_vconf.pdf

Pour une autre société libre, juste et égalitaire

vendredi, décembre 14th, 2018

Depuis presque un mois des centaines de milliers de personnes protestent lors d’actions variées en enfilant des gilets jaunes. Si les revendications sont très diverses, ils et elles sont clairement en colère contre l’exploitation et le mépris. De plus dans de nombreux lieux des exigences démocratiques naissent de leur rencontre, comme par exemple l’appel des gilets jaunes de Commercy. (https://lundi.am/APPELDES-GILETS-JAUNES-DE-COMMERCY-A-DES-ASSEMBLEES-POPULAIRES-PARTOUT) Il est plus que temps que l’ensemble des travailleurs et travailleuses, en activité ou privé d’emploi, salariés du public comme du privé ou indépendants, en formation ou à la retraite porte haut et fort des revendications pour une hausse des salaires et des minimas sociaux. Contrairement aux dires des politiciens et des journalistes aux ordres du capital, nous en avons les moyens. L’opulence insolente des plus riches et le gaspillage monumental des moyens (armement nucléaire comme conventionnel, publicité…) sont là pour nous le prouver tous les jours. Pour remédier à cette situation inique (les pauvres toujours plus pauvres et les riches toujours plus riches) et sortir du capitalisme, nous devons imposer une solution :

Le partage équitable des richesses

Nous appelons donc à la grève et à venir manifester le vendredi 14 décembre 2018 (rassemblement à Angers 10h30 Place Louis Imbach)

Si il est indispensable d’aller immédiatement vers une société plus égalitaire, cela ne suffira pas. Les enjeux sociaux, écologiques, démocratiques et humains sont tels que seul un changement radical de système permettra d’y apporter des réponses concrètes et durables. Nous ne pouvons compter sur aucun représentant pour assumer ce changement. Nous devons toutes et tous reprendre en main nos vies en autogérant la société. Vers la révolution sociale et libertaire

Vive le communisme libertaire

La liberté comme base, l’égalité comme moyen, la fraternité comme but.

Qiu jin la guerrière : projection + débat : l’origine des luttes féministes en chine

lundi, décembre 3rd, 2018

La CNT49 présente dans son cycle d’Éducation Populaire :

 » Qiu Jin, la guerrière (The Woman Knight of Mirror Lake) » film de 2011 de Herman Yau avec Huang YI.

Autour de la féministe, combattante révolutionnaire, et poétesse chinoise surnommée La chevalière du lac miroir (1875-1907) … Ce film permettra de survoler la révolution meiji et de voir la
condition des femmes chinoises en 1900, tout cela entremêlé de bonnes scènes d’action et de Kung Fu !

Suivi d’un débat autour de l’origine des luttes féministes en Chine

CONTRE LE DURCISSEMENT DU CAPITALISME ET DE LA SOCIÉTÉ AUTORITAIRE

jeudi, novembre 29th, 2018
Partout dans le monde, au prétexte de la dette des États, le pouvoir ne
cesse d'accroître les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres
et de détruire la planète.

Partout dans le monde, ce recul de nos droits et ce saccage de la vie
s’accompagnent d’une amplification de la surveillance et de la répression
contre tous ceux qui s’y opposent.

Partout dans le monde, le pouvoir tente de diviser pour mieux régner en
détournant la colère sur le dos des migrants qu’il fait passer pour les
principaux responsables du malheur des opprimés.

Partout dans le monde, le fascisme ne cesse de monter, stade ultime du
capitalisme, paroxysme de la société autoritaire, prêt à éliminer ses
opposants et tous ceux qui lui déplaisent.

Partout dans le monde, le pouvoir se prétend légitime au prétexte, d’une
part, de lois qu’il écrit lui-même pour conserver et renforcer sa position,
et, d’autre part, d’élections périodiques qui n’ont rien de démocratiques
puisqu’elles sont le produit de la fabrique de l’opinion par les médias de
masse qui appartiennent à la classe dominante.

Partout dans le monde, le pouvoir usurpe sa position et nous vole nos vies.

À la différence des classes opprimées du 19ème siècle, au temps où elles
commencèrent à s’organiser au niveau international et à se révolter, nous
sommes aujourd’hui face à deux problèmes nouveaux qui s’ajoutent aux
précédents : la course contre la montre technologique face à un pouvoir qui
ne cesser de se renforcer grâce à de nouveaux moyens de surveillance et de
répression, ce qui rappelle les œuvres prophétiques de Orwell et de Huxley,
et la course contre la montre écologique face à un capitalisme qui, en plus
de nous exploiter, arrive maintenant à un stade où la destruction de la
Terre sera bientôt irréversible.

Nous ne pouvons donc plus attendre. Nous ne pouvons plus nous contenter de
lutter chacun de notre côté, chacun à l’intérieur de nos frontières, chacun
dans le cadre de nos luttes spécifiques sur toutes sortes de sujets, chacun
avec nos différentes façons de penser et d’agir.

Il devient urgent de faire converger nos résistances, un jour par mois, à
compter du 10 décembre 2018 et, par la suite, tous les 10 de chaque mois,
en même temps, partout dans le monde, parallèlement à nos luttes locales
quotidiennes.

Nous proposons un jour par mois d’actions simultanées contre le
durcissement du capitalisme et de la société autoritaire. Un jour par mois
pour rappeler partout que cette lutte est globale. Un jour par mois pour
évoquer l’urgence de nous mobiliser partout et d’en finir avec le pouvoir
et l’exploitation. Un jour par mois pour entrer dans un compte à rebours,
reprendre confiance en nous, devenir plus nombreux, et préparer ensemble la
fin de la société autoritaire et du capitalisme.

Le 10 de chaque mois est le premier jour à deux chiffres, comme un
changement d’ère, d’époque, de maturité. Car nous devons sortir de la
préhistoire politique et économique de l’humanité avant qu’il ne soit trop
tard.

Parmi nous, pas de chef, pas de responsable, pas de direction syndicale,
pas de bureau d’un parti, pas d’homme providentiel, pas de d’avant-garde
éclairée : nous proposons uniquement et simplement un jour de convergence
globale par mois, mais nous ne voulons en rien diriger ni coordonner quoi
que ce soit. Juste donner une impulsion de départ, avec ce texte et les
actes qui vont s’ensuivre.

Nous ne proposons pas non plus une marche à suivre, une façon de faire, un
cadre précis à nos actes ce jour-là : à chacun de lutter comme il l’entend
là où il se trouve et de cibler ce qui lui semble important. Descendre dans
la rue un même jour, partout dans le monde, est déjà quelque chose
d’important, ne serait-ce que pour parler et préparer la suite en occupant
des places, des terres, des usines, et plus, beaucoup plus, si certains le
souhaitent.

À chacun d’imaginer sa façon de résister ce jour-là et de la faire savoir,
éventuellement avec des photos ou des vidéos, à travers nos médias libres
et autogérés partout dans le monde, comme les indymedia, par exemple.

À chacun de traduire dans d’autres langues ce message et de le propager,
sur Internet et jusque sur les murs des villes, pour que chaque 10 du mois,
nous soyons toujours plus nombreux et plus déterminés.

Personne ne nous libérera que nous-mêmes : c’est à nous de prendre au plus
tôt nos vies en mains.

Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire.

Des anarchistes, libertaires, anarcho-syndicalistes, autonomes et
anti-autoritaires de plusieurs régions du monde (Grèce, France, Argentine,
Espagne, Algérie, Italie, Mexique, Belgique, Canada, Allemagne…)"

Marche contre les violences sexistes et sexuelles

vendredi, novembre 23rd, 2018

Un an après le mouvement #Metoo, un mouvement national est lancé pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles.

Le 24 novembre, nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles. Nous sommes des millions de femmes et d’enfants à avoir subi et à subir encore des violences sexistes et sexuelles qui nous pourrissent la vie.
Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos sœurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injure, ni menace, sans sifflement ni harcèlement, sans persécution ni agression, sans viol, sans blessure, sans exploitation de nos corps, sans mutilation, sans meurtre. Aucune d’entre nous ne doit souffrir de violences et d’attaque à l’intégrité corporelle parce qu’elle est femme. Aucune d’entre nous ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations. Nous exigeons que les enfants soient protégés de ces violences.

L’impunité des agresseurs doit cesser. La solidarité avec les victimes doit être renforcée. Des mesures ambitieuses doivent être prises, des moyens dégagés pour que ça change vraiment.

Nous allons marcher pour montrer notre nombre, notre force et notre détermination contre ce système inégalitaire et violent.
Après #MeToo, ensemble #NousToutes pour gagner !

Depuis des années, les femmes se lèvent pour dire stop. Aujourd’hui, nous invitons toutes celles et ceux qui veulent comme nous mettre fin aux violences sexistes et sexuelles à marcher avec nous.

Dans le Saumurois, Le conseil départemental continue ses tentatives de casse de l’éducation

lundi, novembre 19th, 2018

Il y a quelques années, le conseil départemental a confié à un cabinet d’audit privé le soin d’analyser la situation des collèges du département du Maine et Loire afin de faire des économies. Le cabinet considère dans ses analyses que plusieurs collèges devaient être fermés. Le conseil départemental, l’un des plus endettés de France (435 millions d’€ en 2017), s’est donc empressé d’essayer d’appliquer cette saignée sans jamais prendre en compte l’intérêt des territoires et surtout des enfants.

Une première tentative a eu lieu d’abord à Angers en 2016-2017. Il fallait fermer le collège de Jean Vilar (REP+) et fusionner une école primaire de Monplaisir avec le collège Jean Lurçat (REP+). Cette tentative a échoué en partie grâce à la mobilisation de nombreux acteurs dont les personnels des différents établissements scolaires. La situation des collèges restent en l’état mais la mairie d’Angers a du sérieusement mettre la main au pot pour en arriver là, le conseil départemental a obtenu de copieuses compensations.

Deuxième tentative, toujours en 2017 mais cette fois ci à Cholet. Une fois de plus c’est un échec partiel. Et comme jamais deux sans trois, le conseil départemental recommence cette fois ci à Saumur où il envisage de faire fermer le collège Yolande d’Anjou et de fusionner le collège Pierre-Mendès France avec l’école Charles Perrault. Un collectif s’est mis en place, il regroupe des personnels, des parents, des associations et des syndicats. Les syndicats de la CNT 49 soutiennent ce collectif dans cette lutte pour l’accès à tous à l’éducation dans les conditions nécessaires à l’épanouissement et l’émancipation de chaque enfant quelques soit son milieu social.

La CNT 49 exige le retrait de ce projet par le conseil départemental et se tient auprès du collectif afin de les aider au mieux dans cette lutte.

Pour une école émancipatrice et démocratique

Saumurois : la lutte de Yolande d’Anjou

lundi, novembre 12th, 2018

Dans le Saumurois, parents, élèves, anciens élèves, enseignants et habitant.e.s refusent la fermeture du collège Yolande d’Anjou décidée par le Conseil départemental de Maine-et-Loire.

Les syndicats sont mobilisés depuis plusieurs semaines (CGT, FO, FSU, UNSA, CFDT, SUD, UNL et UNEF) et le soutien de plusieurs partis politiques a été rendu public (PCF, JC, FI, NPA, AL…).

Les syndicats CNT du Maine-et-Loire se joignent à cette mobilisation et appellent au rassemblement le jeudi 15 novembre à partir de 17h30, devant la sous-préfecture de Saumur.

APPEL DE L’OUEST À MANIFESTER CONTRE LA NOUVELLE LOI ASILE-IMMIGRATION !

lundi, novembre 12th, 2018

Samedi 2 février 2019 : 1 être humain = 1 être humain !

La fermeture croissante des frontières européennes, y compris intérieures, et l’attitude répressive des États-nations, qui défraye actuellement la chronique des mouvements migratoires des exilé-e-s du Sud, sont autant de signes de l’impuissance collective des étranger-e-s et de leurs soutiens. Nous devons nous organiser pour mieux résister et, surtout, faire reculer les politiques anti-migratoires.

L’adoption de la nouvelle loi asile-immigration du Ministre de l’Intérieur Collomb – qui a été publiée le 10 septembre 2018 au Journal officiel – est une occasion d’agir plus collectivement et de se préparer à résister à ses effets prévisibles sur la condition des étranger-e-s en général et des exilé-e-s en particulier. Sans disposer encore de tous les décrets d’application, bien des maux sont incarnés et renforcés par cette loi : remise en cause du droit d’asile, enfermements, expulsions, contrôles, précarité, etc.

Réunie à Brest le 29 septembre 2018, la Coordination régionale Bretagne – Pays-de-Loire – Normandie solidaire des personnes immigrées a décidé de lancer un appel à manifester contre cette nouvelle loi dans toutes les régions de France le samedi 2 février 2019.

Arrêtons de subir les politiques migratoires et organisons-nous pour reprendre l’offensive !

Avant le carburant et notre porte-monnaie pensons d’abord à l’éducation de nos enfants

dimanche, novembre 4th, 2018

Suite à l’incident ayant eu lieu au lycée Edouard-Branly de Créteil et les réactions médiatiques qui ont suivi, Nicole Belloubet, Jean-Michel Blanquer et Christophe Castaner, respectivement ministres de la Justice, de l’Education nationale et de l’Intérieur, ont annoncé une série de mesures le vendredi 26 octobre.

Sans surprise, il n’était pas question de revenir sur les suppressions de poste, sur les dotations insuffisantes en personnel médico-social, sur la suppression des aides aux associations de quartier ou, pourquoi pas, sur les inégalités et les violences induites par le capitalisme.

Au lieu de cela, de la répression, de la répression et encore de la répression : ouverture de centres éducatifs fermés, des « centres d’accueil de jour » potentiellement encadrés par des militaires ou des policier·e·s, le renforcement des Equipes mobiles de sécurité (EMS), cow-boys des rectorats… Autant de mesures parfaitement inefficaces lorsqu’il s’agit de construire un climat serein permettant de travailler à l’émancipation individuelle et collective de nos élèves.

Cerise sur le gâteau, le gouvernement nous promet l’augmentation de la présence policière dans nos établissements. Cela n’est pas nouveau, depuis 1982, les conventions se multiplient entre l’Education nationale, l’armée et la police. La circulaire du 16 août 2006 instaurait des références « police / gendarmerie » pour chaque école. Depuis cette année, à Nice, ville du très droitier Christian Estrosi, une permanence policière peut être assurée dans les écoles primaires…

La CNT Education réaffirme son opposition à toute présence policière sur nos lieux de travail, que nous partageons avec une jeunesse déjà trop souvent confrontée aux abus des forces de police. Nous n’acceptons pas d’abandonner notre mission d’éducation pour satisfaire, à peu de frais, les besoins électoraux d’un gouvernement multipliant les coups aux classes populaires.

La réponse aux problèmes rencontrés dans nos établissements sera éducative, pas répressive.

 

C’est pourquoi la CNT Education appelle l’ensemble de nos collègues à :

 signifier leur refus de la présence de policier·e·s et de militaires au sein de nos écoles ;

  • à arrêter de travailler en cas de présence de policier·e·s et de militaires ;
  • à favoriser les discussions entre collègues pour trouver, ensemble, des initiatives pédagogiques et éducatives afin de permettre à chacun·e de construire les conditions de son émancipation.
  • De la maternelle à l’université… en grève lundi 12 novembre

    Évaluations délirantes, réformes à la hussarde, suppressions de postes,
    surenchère sécuritaire… le ministre de l’éducation remodèle à grande
    vitesse l’école publique. Son objectif : une école… privée, contre le peuple
    au service des patrons. Stoppons-le ! Toutes et tous en grève le 12…

Le sécuritaire ne sera jamais la solution

 

Depuis quelques jours, l’émotion est vive dans la sphère médiatique suite à la diffusion d’une vidéo montrant un élève du lycée Edouard-Branly à Créteil (Val-de-Marne) pointer une arme factice sur sa professeure afin qu’elle le note « présent ». Suite à cela, de nombreux et légitimes messages de soutien à notre collègue ont été publiés ainsi que plusieurs témoignages d’autres situations de violence ayant eu lieu dans des établissements scolaires où insultes, bousculades, dégradations, incidents se multiplient, entre élèves mais aussi contre les adultes.

Pour la Fédération des Travailleuses et Travailleurs de l’Education de la Confédération Nationale du Travail, la réponse ne pourra jamais être sécuritaire. Ces actes sont à relier à la dégradation des conditions de vie de millions de travailleuses et travailleurs dont les enfants ont pour seul horizon le chômage ou de nouvelles formes d’exploitation comme l’auto-entreprenariat, les Uber et autres emplois mal rémunérés et avilissants.

Ces violences sont le produit d’un système violent, le capitalisme, dont l’Etat est l’un des instruments de mise en œuvre. Chaque jour, des personnes sont licenciées de leur travail ou contraintes à exercer plusieurs emplois précaires pour survivre ; chaque jour, des travailleuses et travailleurs subissent des conditions de travail dégradées entraînant blessures, dépressions et, parfois, la mort ; chaque jour, des personnes sont obligées de renoncer à des soins essentiels faute de couverture médicale suffisante ; chaque jour, des personnes sont l’objet de l’acharnement de la police, des services sociaux, désignées comme des délinquantes potentielles.

Surtout, chaque jour, des jeunes des quartiers populaires et des régions rurales délaissées, sont soumis·e·s à un système scolaire dont les classements internationaux et les évaluations permanentes qui en découlent sont l’unique boussole. Les appels à « rétablir l’autorité », à renforcer les sanctions sont une impasse. Nos élèves subissent déjà la présence de la police, des contrôleuses et contrôleurs et des militaires dans leurs quartiers pour ne pas avoir à les subir de nouveau dans leurs établissements scolaires, même lorsqu’elle est estampillée « Éducation Nationale » comme les EMS.

Dans ce contexte, l’école ne peut pas tout car l’école n’est pas tout. Certain·e·s agissent pour favoriser l’émancipation autant que possible. Pourtant, les moyens alloués sont dramatiquement insuffisants : classes surchargées, personnel de vie scolaire en sous-effectif et peu formé, manque d’assistants sociaux, d’assistantes sociales et de personnel médical, dispositifs inadaptés pour les nombreuses et nombreux élèves en difficulté, non-francophones, en situation de handicap…

Si nous réclamons plus d’adultes dans nos établissements, conscient·e·s que nos élèves ont besoin de présence humaine avant tout, nous voulons plus d’enseignant·e·s, d’assistant·e·s d’éducation, de CPE, d’infirmier·e·s, d’assistantes sociales et assistants sociaux.

 

Le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé un « plan d’actions ambitieux » pour que les violences ne se reproduisent pas, quelques semaines après l’annonce de la suppression de 2600 postes à la prochaine rentrée. La CNT-FTE a, elle aussi, des propositions claires pour faire des écoles des lieux où l’émancipation culturelle, sociale, intellectuelle a sa place, dans le respect de chacune et chacun, adulte comme élève :

  • la diminution du nombre d’élèves par classe ;
  • la mise en place de réels temps de concertation afin de mettre en place des dispositifs et projets permettant aux élèves de trouver un sens à leur scolarité mais aussi de temps « d’analyses des pratiques » pour se former entre pairs ;
  • le recrutement massif d’assistant·e·s d’éducation formé·e·s et bénéficiant d’une réelle titularisation ;
  • un plan de recrutement conséquent pour doter tous les établissements d’assistants sociaux et assistantes sociales, d’infirmier·e·s et d’assistant·e·s pour les élèves en situation de handicap.

Il n’y a pas de recette miracle mais le sécuritaire ne sera jamais la solution. Nous, enseignant·e·s, animateurs et animatrices, personnels administratif, de vie scolaire, médico-social, technique continuerons de lutter, là où nous sommes présent·e·s pour construire, avec nos élèves et étudiant·e·s, un autre futur.