Le Conseil Départemental du Maine-et-Loire continu, sa politique ultra-libérale dans la protection de l’enfance. Les enfants ne sont pas des marchandises !
Le projet « d’assouplissement du Code du Travail » est une insulte aux travailleuses/eurs. Rarement l’attaque n’aura été aussi frontale et aussi massive. Le Syndicat des avocats de France a réalisé une série de 14 vidéos qui expliquent en détail ce qui va changer, mais pas pour le meilleurs.
Dans le cadre d’une soirée d’Education Populaire, La CNT49 présente le samedi 24 juin 2017, 20h30, à L’Etincelle, 26 rue Maillé, Angers.
50 ans après… n’oublions pas un des épisodes sanglants de l’état colonialiste français contre tout mouvement syndical populaire en Guadeloupe… Rendons hommage aux victimes du combat social et anticolonialiste
« Guadeloupe : Mai 1967, un massacre oublié »
Projection du documentaire de Xavier-Marie Bonnet et François-Xavier Guillerm
suivi d’un Débat
et d’un Sound System « Rudy’s Back » Ska, Rocksteady, Soul and more…
« Le 30 mai 1967, il fallait un regard avisé pour remarquer, à la une du Monde, un encart de dernière minute, tout en bas à gauche : « Les violentes manifestations de Pointe-à-Pitre témoignent du malaise social à la Guadeloupe. » Le quotidien fait état de 6 morts puis 9… Plus tard on parlera de 22 jusqu’au chiffre « officiel » de 87… Rien n’est précis sur ce massacre. »
Que s’est passé les 26 et 27 mai 1967 en Guadeloupe ? Comment expliquer la violence de la répression contre des manifestants? Pourquoi cet évènement a-t-il été effacé des mémoires?
Le projet « d’assouplissement du Code du Travail » est une insulte aux travailleuses/eurs. Rarement l’attaque n’aura été aussi frontale et aussi massive. Avec l’inversion de la hiérarchie des normes qui permet aux accords locaux au rabais, obtenu sous la pression, de se substituer aux accords de branche ; en lançant l’offensive contre l’outil syndical avec la promotion des référendums-bidons en entreprise ; en organisant et généralisant la précarité, la flexibilité et en facilitant les licenciements, c’est une dégradation majeure du temps et des conditions de travail de millions de salarié.e.s que prépare activement votre gouvernement.
Certaines organisations Syndicales dites représentatives apprécient cette « volonté de dialogue au sein des entreprises », mais nous ne sommes pas dupes le grand bénéficiaire de cette destruction de la protection des salarié.e.s sera le patronat qui pourra à sa guise utiliser, tel des « mouchoirs jetables », des êtres humains comme de vulgaires outils.
Nos Syndicats, dit « non-représentatif » refusent de rester les bras croisés pendant qu’une mascarade de dialogue débute entre votre gouvernement, les Organisations Patronales et « Syndicats ». Nous tenons à vous faire savoir, M le Président, que pour nous les lois Macron et El Khomri étaient la ligne rouge à ne pas franchir. C’était non à l’époque, ce sera encore une fois encore non.
Pourquoi non ? Eh bien, nous bénéficions d’un très bon exemple, le cas TATI, le groupe ERAM va brader au plus offrant ses magasins et les salarié.e.s qui vont avec. Pour les nombreux salarié.e.s qui resteront sur le carreau, ERAM n’aura aucune obligation légale de financer le PSE et donc la « reconversion » de ses ex-salarié.e.s jeté.e.s à la poubelle de la productivité et de la rentabilité.
Vous nous proposez donc d’aller encore plus loin, le MEDEF lui trépigne d’impatience (« le débat a assez duré » Thibault Lanxade, vice-président du Medef sur France Inter le 22 mai).
Laissez le Code du Travail comme il est, vous l’avez déjà bien assez massacré vous et vos prédécesseurs, ou alors proposez de véritables nouveaux droits en plus de ceux existants. D’autres solutions existent, promouvoir par exemple les Sociétés coopératives et participatives où tout le monde travail, décide et est rémunéré sur un pied d’égalité.
Nous refusons cette société basée sur le profit, résultat de l’exploitation des travailleuses/eurs. Nous refusons cette société qui met les gens les un(e)s contre les autres pour mieux les contrôler. Nous ne vous laisserons pas détruire sans réagir ce que vos prédécesseurs ont « laissé » des acquis sociaux, résultats des luttes de nos aînées: sécurité social, retraite, minimas sociaux, services publiques…
Les Syndicats CNT 49 dénoncent le traitement ultra-libéral que fait subir le Conseil Départemental du Maine-et-Loire à la protection de l’enfance, au nom de la rentabilité financière.
Alors que les partisans de Le Pen et Macron font campagne pour leurs héros millionnaires qui méprisent le monde du travail et les précaires, le parquet de Saint-Brieuc suite à une plainte de la SNCF a eu la brillante idée d’audiencer à Guingamp le 12 mai prochain un procès contre quatre opposants à la loi travail pour avoir prétendument bloqué des trains en gare de Plouaret au printemps dernier .
Trop heureux de pouvoir bénéficier de ce prétexte pour mobiliser de nouveau contre la loi El Khomri et son monde, les quatre compères et l’appel de Plouaret à l’origine de ces mobilisations en milieu rural donnent rendez-vous aux résistants à l’ordre capitaliste .
Ils encourent jusqu’à 45 000 EUROS D’AMENDE ET 3 ANS D’EMPRISONNEMENT POUR «ENTRAVE À LA MISE EN MARCHE OU À LA CIRCULATION D’UN TRAIN ». Plus précisément, pour «avoir occupé, dans le cadre d’une manifestation, la gare de Plouaret, et avoir occupé illégalement la voie ferrée en empêchant la libre circulation des trains, au préjudice de la SNCF». Ceci sur une période définie entre le 19 mai et le 24 juin 2016.
Il n’échappe à personne proche de ces camarades qu’il n’y aucun élément permettant de les impliquer dans l’ensemble des blocages survenus dans cette gare et qu’ils n’étaient pas plus identifiables que d’autres lors des rassemblements à Plouaret.
Il est évident qu’ils sont poursuivis parce qu’ils sont connus pour leur engagement anticapitaliste notamment contre les projets miniers et l’extraction de sable, en faveur de la langue bretonne, l’antifascisme et le droit à l’autodétermination du peuple breton. En effet, un des inculpés milite activement à Nuit Debout Lannion et les trois autres à la Gauche Indépendantiste. Ils s’exprimeront en breton devant la cour quoiqu’il arrive.
L’appel de Plouaret vous donne rendez-vous pour affirmer notre opposition à la Loi Travail et en solidarité avec les inculpés, contre les banquiers et les fascistes :
MANIFESTATION DE SOUTIEN:
LE SAMEDI 6 MAI À GUINGAMP, 11H À LA GARE.
Et
RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AU PROCÈS
LE VENDREDI 12 MAI A GUINGAMP,
8H30 DEVANT LE TRIBUNAL
Skoazell Vreizh / Le Secours Breton prend en charge les frais d’avocats. L’UL CGT Guingamp, la FSU locale et l’UL Solidaires Trégor, la CNT 22 , Nuit Debout Lannion, La Gauche Indépendantiste ( Bretagne en Luttes), le NPA et l’OCL ont fait part de leur solidarité et volonté de s’impliquer dans les initiatives de soutien.