Posts Tagged ‘anti-sexisme’
Projection-débat le 19 octobre 2018: A l’origine des luttes féministes en Orient
mercredi, octobre 17th, 2018Manifestation le 22 septembre contre l’extrême droite et son monde
samedi, septembre 8th, 2018Tout le monde déteste les fachos !
jeudi, juin 21st, 2018Le local de Quazar, centre LGBT d’Angers, a été une nouvelle fois tagué par les fachos. Il va être temps que les pouvoirs publics prennent une décision avant que la situation ne dérape.
Samedi 23 juin à 15h : Rassemblement pour dire NON à l’homophobie et la transphobie / OUI à la PMA pour tou.te.s, à l’appel de Quazar, place Lorraine à Angers (la préfecture a interdit que ce rassemblement ait lieu place du Ralliement…).
Rien d’étonnant, l’été est là, il faut montrer une ville d’Angers qui rayonne, cachons ces manifs qu’on ne veut pas voir. Il est temps de dégommer la fourmilière fasciste et de débuter la grève général !
L’Alvarium toujours ouvert, IL DOIT FERMER ! FACHOS HORS DE NOS VIES !
jeudi, juin 7th, 2018L’extrême-droite agresse physiquement des membres de l’Étincelle
mercredi, mai 9th, 2018Après les tags et la colle dans la serrure de la porte d’entrée, les membres de l’Alvarium agressent physiquement les membres de l’Étincelle dans la rue.
L’Étincelle, lieu associatif alternatif, militant et culturel proposant des activités ouvertes à tous et toutes (et pas seulement aux personnes « blanches »…) depuis plus de 20 ans à Angers a régulièrement été la cible des identitaires, fascistes et autres groupes d’extrême-droite angevins. À coups de croix gammées ou de messages signés par le GUD (une ancienne organisation étudiante française d’extrême droite réputée pour ses actions violentes), leur petit rituel de venir peinturlurer notre portail a pris de l’ampleur depuis le mouvement Manif pour Tous.
Les fachos ont ouvert au mois de janvier un bar plus ou moins clando à Angers (l’Alvarium) et cherchent à tout prix à se donner une image d’enfants de chœur « qui font du social », se photographiant en allant distribuer des sandwichs au porc aux SDF qu’ils considèrent comme suffisamment blancs, se targuant ainsi de venir en aide à leur Prochain (à condition qu’il soit « français de souche ») et prétendant être des jeunes « à cheval sur la loi ».
Ces charmants enfants de chœur ont visiblement trouvé une nouvelle façon d’aider leur Prochain la semaine dernière : en lui cassant la gueule en pleine rue.
En effet, outre le fait que nous ayons retrouvé un tag identitaire sur notre hall d’entrée, et la semaine dernière, de la colle dans les serrures, ils s’en sont pris physiquement à des personnes.
Lundi de la semaine dernière des membres de l’Étincelle se sont retrouvés encerclés par des individus se présentant comme des « membres de l’Alvarium ». Les membres de l’Étincelle se sont littéralement fait racketter puis agresser physiquement. Nez en sang, coup de poing, de pieds, etc. Nos camarades se sont fait agresser parce que « membres de l’Étincelle » et portaient des sweats « antifa » et des badges de musique… Parmi ces enfants de chœur, on aura facilement reconnu Paul Alexis Husak et Baudouin Le Nalio, qui commencent à cumuler les actions « pas très légales » type agressions, provocations, etc.
Outre le fait qu’ils véhiculent des idées de haine sur les réseaux sociaux, ils sont aussi violents dans la vraie vie, et ne se gênent pas pour cogner des personnes qu’ils soupçonnent être de près ou de loin « antifascistes/zadistes/communistes/membres de l’Étincelle ».
L’Étincelle apporte tout son soutien aux camarades victimes de ces violences et les soutiendra dans toutes les démarches qu’ils souhaiteront entreprendre contre les fascistes. De plus nous invitons toutes et tous ses membres du lieu, et tous et toutes ses sympathisant.e.s à se méfier lorsqu’ils et elles croisent ce type d’individus dans la rue, et les invite également à se montrer vigilant.e.s lors des rassemblements divers à ne pas tomber seul.e.s devant ces types-là. Elle invite aussi les personnes victimes d’agressions à ne pas rester seules et à signaler s’ils et elles reconnaissent ces individus.
Nous n’avons visiblement pas la même perception de ce que pourrait évoquer « aider son prochain », et encore moins la même notion de ce qui est légal et ce qui ne l’est pas. En attendant, nous, membres de l’Étincelle, de quel collectif ou horizon soit-on, n’avons jamais cassé la gueule à qui que ce soit en pleine rue pour une inscription sur un sweat-shirt ou pour un badge, et c’est là toute la différence.
Quoi qu’il advienne l’Étincelle est et restera un lieu viscéralement antifasciste, tenez-le-vous pour dit.
L’extrême-droite agresse physiquement des membres de l’Étincelle
1er Mai : une journée chargée d’histoire ouvrière
vendredi, avril 27th, 2018
Nous ne pouvons éternellement vivre… comme des bêtes.
Et le temps viendra où notre silence sera plus fort
que les voix qu’ils étouffent aujourd’hui.
— August Spies, militant anarchiste exécuté pour délit d’opinion, un des sept de Chicago.
Le 1er mai 1886 débute à Chicago une grève de plusieurs jours organisée par les syndicats de salariés afin d’obtenir la réduction du temps de travail journalier de 12 à 8 heures. Le mouvement s’inscrit dans la longue lutte autour de la journée des huit heures, revendication du mouvement ouvrier dans tous les pays depuis ses origines.
Le patronat américain réagit face au mouvement de grève initial par des lock-outs (fermetures provisoires d’usines) massifs et le recours à la main-d’œuvre immigrée fraîchement arrivée aux États-Unis. Les syndicats répondent en développant la stratégie de la grève générale et des mouvements de solidarité tout en y incluant des tractages bilingues au sein de l’immigration.
Le 4 mai 1886 a lieu « le massacre de Haymarket », d’après une place de Chicago où eurent lieu des affrontements armés et mortels entre les forces de police et les manifestants ouvriers.
À la suite des événements dits de Haymarket, sept travailleurs, choisis dans les milieux militants de l’immigration allemande, sont condamnés à mort par pendaison, alors qu’aucun lien n’a jamais pu être établi avec une attaque terroriste par la justice bourgeoise, qui statua néanmoins que les sept de Chicago en étaient les auteurs intellectuels.
Le jugement et son exécution suscitèrent une vague de protestation à l’échelle mondiale.
Ce massacre et la répression qui s’en suivent sont à l’origine de la tradition des syndicats et du mouvement ouvrier en général d’appeler le 1er mai une « journée de lutte de la classe ouvrière ». C’est la naissance du 1er Mai comme journée de lutte et d’action internationaliste.
Tout comme les syndicalistes américains en 1886, la CNT se bat pour la pleine libération des travailleurs, soumis toujours à des intérêts économiques qui ne sont pas les leurs.
Aujourd’hui, la CNT se rappelle de la lutte qui est à l’origine du 1er Mai. Mais pour nous, il ne faut pas se limiter à la commémoration ou rester dans la nostalgie de ce jour-là.
Ce 1er Mai est une journée internationale qui doit fédérer tous les travailleurs quels qu’ils soient : avec ou sans emploi, retraités ou étudiants, agents des fonctions publiques comme salariés du privé. Ensemble nous poursuivons sans cesse le combat pour l’égalité sociale et l’autogestion, pour le développement du syndicalisme révolutionnaire et de l’anarcho-syndicalisme qui sont à l’origine de cette journée.
www.cnt-f.org/urp/histoire/1er-mai-une-journee-chargee-d-histoire-ouvriere
Mardi 1er Mai, rendez 10H30 à Angers pour construire la riposte sociale au capitalisme !
14 avril, concert organisé par Rudy’S Back et la CNT 49
vendredi, avril 13th, 2018Les femmes doivent avoir les mêmes droits que les hommes
jeudi, mars 8th, 2018Le 8 mars prend cette année une dimension particulière suite à l’affaire Weinstein. De toute part, le sexisme est de plus en plus mis au jour par des femmes courageuses, qui osent révéler les agressions quotidiennes, verbales, physiques et sexuelles qu’elles subissent. Si cette parole est indispensable, elle n’est souvent audible qu’à concurrence de l’espace qui lui est
laissé par les hommes.
On a encore récemment vu, suite aux milliers de dénonciations opérées par les femmes à travers le monde, des hommes condamner ces déclarations, en recourant à un ensemble d’arguments antiféministes usés jusqu’à la corde. Il est bien évident que les femmes sont les mieux placées pour dénoncer les violences qu’elles endurent, pour lutter contre les inégalités qui les frappent. Cependant, si les femmes demeurent les seules à lutter pour leurs droits, l’abolition complète du patriarcat continuera de rencontrer les plus grandes résistances. Ces obstacles seront d’autant plus fermes que les hommes sont structurellement en situation de pouvoir institutionnel, dans le couple, dans l’entreprise, à l’école, dans la rue, au Parlement. Ils tiennent la position de «dominant
» face aux femmes qui sont les «dominées» dans nos sociétés structurées par le patriarcat. Les femmes ne peuvent donc pas compter sur une bonté spontanée des hommes afin que ceux-ci abandonnent leurs privilèges.
Or, les hommes peuvent renoncer à leurs privilèges, ils en sont libres à chaque instant. Ils peuvent participer à la lutte des femmes contre leur servitude en renonçant aux bénéfices qu’ils
possèdent, avantages qui sont toujours acquis et conservés contre les femmes. Conserver ses privilèges, c’est donner son accord à l’exploitation et à la domination des femmes.
Cette participation des hommes à la lutte féministe ne doit pas se faire au détriment des femmes, ce qui serait alors purement contre-productif. Elle ne doit pas non plus être une posture qui
est destinée à produire une image flatteuse de soi-même. L’action des hommes doit s’inscrire dans les espaces qui leur sont propres et réservés. Les hommes sont dotés, par la structure
fondamentalement inégalitaire qu’est le patriarcat, d’un pouvoir exorbitant. Il est temps pour eux de suivre leurs rares prédécesseurs masculins et de mettre leur pouvoir au service de l’égalité de genre.
L’urgence est telle, pour les femmes, que les mots ne suffisent pas. On ne peut pas se contenter des déclarations de principe. Il faut agir. Et, si les femmes sont quotidiennement aux
prises avec le sexisme et le patriarcat, les hommes sont pour l’instant confortablement préservés, et bénéficient même de la situation, qu’ils le souhaitent ou non. Il leur faut alors s’engager, par des
actes honnêtes, réfléchis et constants, dans la lutte pour la cause des femmes.
Cela commence évidemment par une profonde remise en question de soi, et de ce qui constitue la masculinité. Cette position de lutte doit s’ancrer politiquement, en opposition aux comportements patriarcaux (insultes sexistes, récit de conquêtes sexuelles, commentaires infamants, etc).
Il s’agit de refuser les paroles et les actes sexistes, de condamner ces violences, d’apporter son soutien aux femmes lorsque celles-ci en ont besoin. Il ne doit pas s’agir de parler ou d’agir à la
place des femmes, mais à côté d’elles, en se tenant prêts à les aider. Les hommes ont un rôle à jouer
dans cette lutte pour l’égalité.
A la CNT, nous affirmons que c’est ensemble, chacune et chacun pouvant agir à sa manière, que nous pourrons espérer faire disparaître autant rapidement que possible le patriarcat et le sexisme, et accéder enfin à l’égalité de genre.
CNT 73





